Lali

4 février 2024

En vos mots 876

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, je vous propose maintenant de faire vivre en vos mots cette jeune lectrice peinte par Jean Puy.

Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc une semaine devant vous pour l’examiner sous toutes les coutures avant d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours, et pas avant.

D’ici là, bon début de mois à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent!

2 commentaires »

  1. Elle aime travailler à la bibliothèque. Son ambiance feutrée, loin des bruits de la rue. Son atmosphère studieuse propice à la recherche. La proximité de personnes qui comme elle s’appliquent à l’étude, à la lecture, dans le recueillement. Les tableaux qui ornent les murs mettent un peu de couleur dans la sobriété bienvenue du décor. La peinture comme le prolongement des livres. Comme des illustrations échappées aux ouvrages d’art qu’on consulte dans cette salle. Elle aime cet endroit qui favorise la concentration. Ici pas de fauteuils moelleux. Mais elle s’y sent confortable. Tout invite à s’y sentir bien installée sans céder à la mollesse.
    Elle y vient autant qu’elle le peut. Elle y a ses habitudes. Toujours si possible à la même table, sauf si elle est occupée. Elle essaye d’être là à l’ouverture, pour pouvoir choisir sa place. Mais aussi parce qu’elle aime savoir qu’elle a devant elle toute une journée de liberté. Tout un jour hors du monde. Ou plutôt tout un jour pour se sentir reliée au monde à travers les livres. Tant de livres. Elle aime étaler à l’aise autour d’elle tout ce dont elle a besoin dans le matin qui commence. A une heure où elle est presque la seule occupante. Comme un peu la propriétaire des lieux ou en tout cas une locataire très privilégiée.

    Comment by anémone — 10 février 2024 @ 6:01

  2. Lisbonne, 11 février 2024

    Ma chère B.,

    Lorsque tu m’écriras, dessine-moi les mots qu’on dit pour la première fois. Ces mots imprécis et tremblants, jamais prononcés, ou alors uniquement pour soi-même. Quand on se promène et qu’on se promet, sourire au lèvres, que si un jour… en rêvant de ce jour.

    Offre-moi tes mots d’enfant. Même s’ils n’ont plus l’âge d’être dits. Tous ces mots laissés en chemin, comme un fil d’Ariane. Pour qu’un jour on puisse retrouver le sentier étroit de nos enfances. Pour que je les entende, rien qu’une fois.

    Je voudrais tant d’une écriture émouvante, comme celle d’une jeune princesse, qui me parlerait de ses rêves déchirés, par manque de tendresse et de regards complices. Puis, de tous ses trésors de l’enfance qu’on garde dans le coffret inaccessible de nos souvenirs intimes.

    Lorsque tu m’écriras, parle-moi de ta vie. Des étoiles dans la nuit. Et des éclairs de lune aussi. Tu peux romancer tes mots, pour ne pas m’attrister. Je saurai rechercher entre tes lignes le silence pudique de la vérité.

    Je fermerai les yeux tes mots contre mon cœur, et je ferai semblant de m’endormir, pour mieux dessiner mes rêves. Pour me réveiller sans chagrins. Et même si nos traits ont vieilli, je sais que l’enfance caresse secrètement nos visages chaque fois qu’on s’y attarde.

    Lorsque tu m’écriras, dis-moi les mots que nous croyons avoir perdus dans le chemin de nos vies.

    Je t’embrasse.

    A.

    Comment by Armando — 11 février 2024 @ 2:49

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