Lali

25 juillet 2021

En vos mots 746

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

C’était à l’époque des journaux imprimés, lesquels disparaissent graduellement au profit des nouvelles sur téléphone et sur tablette. Certains diront même que c’était le bon vieux temps. Et vous, que raconterez-vous? Comment ferez-vous vivre la toile de Gary Kelley?

C’est ce que nous saurons dans une semaine et pas avant, car aucun commentaire ne sera validé avant. Vous avez donc plus que le temps de lire ce qui a été écrit pour animer la toile de dimanche dernier et d’écrire quelques lignes.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 commentaires »

  1. Ils regardaient tous la gazette.
    Comme on y croit.
    Ils regardaient tous la gazette,
    Sauf deux ou trois.

    Une femme en beau chapeau clair
    Buvait son café.
    Un homme barbu avait l’air
    De la regarder.

    Cela faisait belle lurette
    Qu’ils ne croyaient plus
    A ce que publient les gazettes.
    Et ils s’étaient plu.

    L’image ne nous dira pas
    La suite pour eux.
    S’ils se parlèrent d’amour ou pas.
    Laissons-les à deux.

    Comment by anémone — 30 juillet 2021 @ 2:46

  2. On aurait dit qu’on s’était couché dans un monde où tout était en noir et blanc pour se réveiller dans un monde en couleurs.
    Et c’est fou de se réveiller dans une ville gorgée de soleil aux couleurs épanouies et si heureuse de vivre un jour nouveau. Je dis bien heureuse. Même si pour certains c’était une ville en fête. Mais rien à voir. Pour moi, c’était une ville heureuse.
    Il y avait des sourires par milliers. Quelques larmes. De joie. On se saluait. Même ceux pour qui la politique n’avait jamais été plus qu’un mot de vocabulaire, s’intéressaient à ce coup d’État en ayant la certitude que leurs vies seraient désormais différentes.
    Partout, dans les cafés et esplanades, on partageait la lecture des nouvelles. Des noms jusqu’alors inconnus inspiraient de la gratitude et on les remerciait par des chants et par des cris de joie. La presse disait que la révolution avait été pacifique. Paisible. Sans une goutte de sang. Après 50 ans de dictature… Il a suffi d’une seule nuit. Pour que naisse la liberté.
    À la une, un œillet au bout d’un fusil. L’image forte et pacifique d’un soldat inconnu. Pour l’histoire. Pour les générations futures.
    Et je me dis que tout aurait pu être autrement. Si, aux premières aurores, une fleuriste anonyme n’avait eu l’idée de planter un œillet au bout d’un fusil. Pour que le soldat ne s’en serve pas. Plus jamais. Pour que du noir et blanc ne puisse naitre que la couleur.

    Comment by Armando — 31 juillet 2021 @ 8:33

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