Il me semble qu’il y a longtemps qu’un couple ne s’est pas installé au pays de Lali pour y lire pendant une semaine, afin que vous puissiez le raconter en vos mots. C’est pourquoi j’ai invité les lecteurs créés par l’artiste Aliza Nisenbaum à le faire à l’occasion du 600e En vos mots.
Vous aurez donc le temps de faire connaissance avec eux et d’écrire quelques lignes, et même de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses
Le patchwork de leurs vies s’étalait,
Et leurs jambes qui s’entrecroisaient
Montraient leur belle complicité
A lire ensemble ce soir d’été.
La caresse leur était douce
De la lumière sur leurs visages,
Et comme venues à sa rescousse,
Les mille couleurs du paysage.
Lentement ils tournaient les pages,
Sans aucune crainte que la nuit
N’interrompe par un nuage
Les délices de l’après-midi.
Leurs corps baignés avec volupté
Dans le plaisir tout à portée
Se relâchaient car en vérité,
Ils voyageaient en éternité.
Nos vies s’épuisent du temps qui passe
À se dire que le temps n’est qu’une calomnie
Nous manquons de rêves et d’un peu d’espace
D’amour, de tolérance et de beaucoup de folie
Nos corps ne fusionnent que quelques instants
Le temps de mourir un peu, en fermant les yeux
Nos baisers d’amour ne sont guère convaincants
Et puis on s’étonne de ne pas être heureux
Revenons à nos débuts, tendres et malhabiles
Au temps de nos chimères et autres rêveries
Offre-moi encore le doux secret de ton île
Pour une nuit d’amour, une étincelle de vie.