Je suis fascinée par la concentration de la jeune lectrice de David Larson Evans. C’est ce qui m’a poussée à vous l’offrir en ce dimanche, afin que vous la racontiez en vos mots, comme vous le faites dimanche après dimanche depuis plus de dix ans.
Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous donne amplement de l’examiner sous toutes les coutures avant d’écrire, et de lire les textes qui ont été déposés sur la scène livresque de dimanche dernier.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses
Elle n’avait nullement vu arriver le soir.
Et ne pensait plus guère à faire ses devoirs.
L’histoire il est vrai se déroulait la nuit.
Elle n’aurait même pas senti tomber la pluie.
Les étoiles brillaient dans son regard fébrile,
Tout comme elles luisaient au firmament tranquille.
Ses héros favoris vivaient une aventure
Où elle les suivait, inquiète et peu sûre.
Seraient-ils sauvés à temps, et par qui, et comment?
Aucune issue, l’avenir était désespérant.
Pourtant elle savait que toujours ses amis
Trouvaient une solution à toute péripétie!
Confiante en leur chance, elle tremblait pourtant.
L’air était doux et chaud et un peu étouffant.
Allaient-ils cette fois encore s’en sortir?
Aucune aide ne semblait prête à leur venir.
Inventive, elle cherchait la meilleure solution:
Elle faisait preuve souvent d’une belle inspiration.
Un jour elle écrirait elle-même des romans.
Ceux-ci, qu’elle lisait… c’était en attendant!
Noémie me disait que la nuit
Elle aimait voir les jolis pétales
Dessinés dans l’immense tapis
D’une beauté sans égale
Seules les fleurs ont des pétales
Ma tendre et douce Noémie
Le ciel est parsemé d’étoiles
Et de quelques rêves aussi
Elle riait à pleine joie
Comme une enfant insoumise
Faut pas voir ce que tu vois
Tu ne dis que des sottises
Le ciel n’est qu’un jardin
Où trainent nos doux mystères
Et lorsque l’aube revient
On redevient solitaire
Puis l’enfant a grandi
La vie est devenue banale
Il ne me reste de Noémie
Que le beau tapis de pétales