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En vos mots 551

CEPEDA (Joe) - 2

À quelques heures de l’Halloween, j’ai pensé qu’il serait peut-être amusant de faire vivre en vos mots cette illustration de Joe Cepeda qui, sans être lugubre, pourrait n’être pas tout à fait rassurante.

Elle est donc à vous pour une semaine, car aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain.

D’Ici, une joyeuse fête d’Halloween et une bonne semaine à tous!

2 réponses

  1. Jeannot apprivoise, depuis son plus jeune âge, les oiseaux.
    Tous les oiseaux. Ou plutôt toutes les corneilles. Celles que beaucoup nomment corbeaux.
    Toute les corneilles, cela veut dire: toutes celles qui, bienveillantes, volent vers lui à tire d’ailes.
    Mais cela signifie aussi celles qui tournent, si acariâtres, et viennent effrayer les moineaux.
    Jeannot n’a rien contre les moineaux. Il aime plutôt leur air folâtre.
    Mais son destin, ce sont les corbeaux. Enfin les corneilles.
    Depuis toujours elles le cernent, l’entourent de leurs cris rauques.
    Elles ont toujours l’oeil hagard. Et lui seul les comprend.
    Il partage leur aigreur, leur rage, au fond de son coeur d’enfant.
    Comme lui, elle sont mal aimées.
    Comme lui elles manquent de grâce.
    Alors il les accueille, et bon an mal an,
    Il récolte sa part de tendresse. Tout en leur en donnant.

  2. Il se dessine de voyages
    Et autant d’envies de les faire
    Les rêves ne sont que des images
    Qu’on n’arrive pas à faire taire
    Au fil des mots de chaque page
    L’enfance ignore nos frontières

    Et malgré les oiseaux noirs
    Sortis d’un bateau de corsaires
    Il y a toujours quelque part
    Une partie du monde à refaire
    Dans le secret de nos mémoires
    L’enfance n’est qu’un mystère

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