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SEMPÉ (Jean-Jacques)

Alors que je viens tout juste de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est déjà temps de vous en proposer une autre.

Pour ce, j’ai choisi une image de Jean-Jacques Sempé, connu notamment pour ses illustrations des romans de René Goscinny mettant en scène le petit Nicolas.

Puisse celle-ci, créée spécialement pour France Loisirs en 1990, vous inspirer et vous donner envie de déposer quelques phrases ou quelques vers afin que cette illustration ait sa vie propre. Pour le plaisir de jouer le jeu. Pour celui du partage. Pour le bonheur que nous aurons à vous lire.

Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, comme le veut l’habitude. D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses

  1. Sur la causeuse, il s’était endormi.
    On dit qu’un être inanimé, voire un animal,
    Jamais ne nous contredit.
    Ce n’était pas le cas de ce bouquin-ci.
    Il en était tout chamboulé.
    Tout en lui chavirait.
    Totale remise en question.
    Son ressenti à fleur de peau,
    Son cerveau,
    Tout s’abandonnait à une fièvre
    Nouvelle et terrifiante,
    Redoutable.
    Abasourdissante.
    Après un bon sommeil toutefois,
    Il y verrait plus clair.
    Dans ses songes déjà
    Se frayait telle une voleuse
    La lumière en jupon doré
    Porteuse de belle insouciance,
    Et de paix.

  2. Me réveiller aux aurores
    Pour voir la nuit devenir jour
    Et me dire qu’il est encore
    Temps de croire à l’amour

    Oublier les jours d’enfance
    Et tous mes printemps fanes
    Au diable toute cette souffrance
    Qui m’empêche d’exister

    Écrire mes larmes pour rien
    Et les laisser dans mon tiroir
    Surement qu’elles seront bien
    À l’abri d’autres regards

    Vivre loin du monde et du bruit
    Comme un moine de naguère
    Avoir deux ou trois bons amis
    Et plein de livres dans l’étagère

    Et me promener le cœur apaisé
    Dans le jardin des poètes
    N’avoir du temps que pour rêver
    Faire de mes vieux jours une fête.

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