Avez-vous déjà eu envie d’entrer littéralement dans un livre, comme le faisait Fanfreluche dans mon enfance? C’est ce que je vous propose de faire par l’entremise de cette toile du peintre russe Nicolas Roerich que je vous confie pendant une semaine. Le temps de l’examiner, d’y entrer, de la raconter, en vos mots. C’est avec plaisir que nous vous lirons dimanche prochain au moment où tous les commentaires seront validés d’un seul coup.
D’ici là, amusez-vous! Bonne expédition et bonne semaine à tous!

3 réponses
Il y a bien des temps qu’il dort là, sur sa table de chevet,
Depuis que tu le posas là une dernière fois.
Me souviens, chaque soir quelques notes.
Celle de la vie, de nos vies, vies de tous les jours, vie de la maisonnée.
Entre chaque ligne c’était comme si l’on se tenait par la main, tout comme étaient nos journées.
Des lignes agréables, d’autres celle d’un quelconque tracas.
L’enfant fiévreux, les saccages d’une grêle.
Plus agréables, comme celle de la recette du gâteau de notre anniversaire d’amoureux.
Bien souvent un petit poème où se mirait notre amour.
L’Amour, le vrai, celui d’une Vie.
Celui du Baiser furtif entre deux portes, du petit bouquet de trois violettes que je te cueillais au bord du chemin.
De l’écharpe que tu venais de me tricoter avec amour, celui de la vaisselle que je me plaisais à faire en guise de, je t’aime.
Bien d’autres notes en ce petit bouquin qui dort là.
De clles qui meublent le temps :
Quand la lapine va faire ses petits, les poussins sont nés .
Mon homme à scier du bois toute la journée.
Je lui ai apporté un café.
Mais ce soir, en compagnie de Solitude, je regarde ce petit bouquin , mais lui aussi semble me regarder, et bien tristement.
Alors doucement je le prend, ouvre délicatement et…
Mais…Que s’est t’il passé ?
Toutes les pages sont blanches, toutes les lignes sont vides, toutes les lettres sont tombées en vrac en fond de page.
Que t’arrive t’il Cher vieux Bouquin ?
Délicatement je recueille quelques lettres, quelques belles majuscules, plein de minuscules, essaie de les reposer délicatement sur leur ligne.
Un petit « m » de trois enjambées y grimpe, un beau « J » majuscule s’y hisse, des « e », mignon petit « a », tiens une apostrophe et ce « i » qui n’a pas perdu son point, et, et…
Oh ! même un point d’exclamation !
Je cherche comment les placées, d’un seul mouvement elle se placent d’elles même en une jolie phrase.
Je lis et me la répète : « Je t’aime ! »
Alors j’entend une voix, une voix chère que je connais bien, voix placée juste à côté de mon cœur.
« Moi aussi je t’aime mon Amour !
Mais mon Chéri ! Regarde toutes ces vies qui passent !
J’y ai vu la notre. Qu’elle était belle ! »
Alors, j’ai embrassé chaque page du petit livre avant de m’endormir tout en rêvant.
Pierre.
Tous venaient saluer le livre
Malgré les orages qui se préparaient.
Pour que l’écrit continue à vivre
Et persévère à nous éclairer.
Dansent silences et tendresses
Voyages enchantés de l’enfance
J’étais le roi et toi la princesse
D’un royaume d’insouciance
On avait des châteaux de sable
Et des trésors imaginaires
On n’était que deux petits diables
Dont nos parents semblaient fiers
On s’amusait de presque rien
On oubliait les jours passés
Et pourtant je me souviens
De notre premier baiser