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HICKS (George Elgar) - 4

À l’aube d’une nouvelle année, nous avons tous des rêves, des souhaits, des espoirs. Il arrive même que nous nous fassions la promesse de concrétiser certains d’entre eux. Est-ce le cas de la lectrice peinte par George Elgar Hicks? C’est ce que nous saurons dimanche prochain puisqu’elle vous appartient d’ici là. À vous de nous dire ce qui se cache derrière cette scène, de nous révéler à quoi peut bien penser la jeune femme.

D’ici là, bon dimanche, bonne semaine et bon passage à 2016! Et à l’année prochaine!

3 réponses

  1. Nuit et jour, elle guette.
    Il faut bien du courage pour prendre la mer.
    Les flots sont si capricieux.
    Pourtant, elle rêve.
    D’un monde où les femmes ne soient pas reléguées
    Derrière des fenêtres.
    Elle n’a que les livres pour tout univers.
    Et une chambre à elle.
    Elle se sait privilégiée.
    A le droit de lire,
    Et un espace personnel.
    Des êtres de son sexe travaillent dur,
    N’ont ni le droit ni le temps de se cultiver.
    Elle se sent libre dans sa tête.
    Elle pense à l’homme qu’elle aime,
    Livré aux menaces.
    Elle voudrait connaître avec lui les rigueurs du large.
    Il faut bien de l’audace pour affronter les lames,
    Et défier les rudesses océanes.
    Mais rester à guetter a-t-il tant de charme?
    Sa tranquillité, elle l’a déjà perdue,
    Pour ce vaillant marin qui voyage au long cours.
    Sur sa joue elle sent comme un baiser d’amour.
    Est-ce un signe de vie, ou bien plutôt de mort?
    Un lourd soupir accueille le maigre réconfort
    Que lui offre en silence le rideau de velours.

  2. Nos regards s’ennuagent
    Comme un décor de Florence
    Les rêves sont des voyages
    Les souvenirs des errances

    C’était un printemps en automne
    Une autre vie, un autre décor
    Traces du parfum de Lisbonne
    Dans le secret de son corps

    Et tous ces mots qu’on écrit
    Lorsqu’on manque de lumière
    Sont des morceaux de nos vies
    Épuisés par tant de guerres.

    Et puis s’envolent à la fin du jour
    Dans un ciel tendre d’insouciance
    Les souvenirs sont de l’amour
    Nos rêves sont des errances.

  3. J’aime ce tableau qui me rappelle Alfred Stevens. Je cherche ce que la jeune dame pourrait penser, à quoi elle pourrait rêver…

    Elle pourrait être en Angleterre, à Saint-Ives…
    Elle pourrait être à Brest, et s’appeler Barbara…
    Mais oui, même avant son temps…
    Elle pourrait aimer un marin, aimer un terrien
    Elle pourrait s’embarquer à bord du vaisseau du capitaine, comme Anne Elliot
    Elle pourrait être en deuil, en deuil d’un naufrage
    Elle pourrait être toutes ces femmes, passées présentes et à venir
    Qui songent devant le livre perpétuellement rouvert
    De la mer songeusement attirante
    Et des plages au coeur de porcelaine

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