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En vos mots 181

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Ce n’est pas tous les jours qu’un lecteur s’adresse à une telle bibliothécaire! Bonne raison pour raconter cette scène peinte par l’artiste Kenney Mencher en vos mots, avec humour ou sérieux, en rimes ou en prose, en vous mettant dans la peau du lecteur ou dans celle de la bibliothécaire, ou encore en restant le témoin muet mais attentif de cette petite scène.

C’est dans sept jours et pas avant que nous vous lirons et que nous saurons enfin ce qui est train de se tramer entre les personnages de ce dimanche. Comme disait Truffaut, vivement dimanche!

4 réponses

  1. VOUS DÉSIREZ MONSIEUR?

    Je ne désire rien
    mademoiselle
    le désir c’est l’avenir
    ça tue la beauté
    c’est votre charme
    que j’admire
    ici
    maintenant
    intemporel
    un instant
    sans mémoire
    sans convoitise
    moment de pure joie
    un simple plaisir.

    Flairjoy

  2. Les frères devient partir en recueillement et ils m’avaient chargé de prendre quelques livres pour le diocèse.

    Mlle Gertrude étant souffrante avait été remplacée par une jeune intérimaire venant de la ville et qui, n’ayant pas la connaissance bibliothécaire de Mlle Gertrude, avait il est certain, d’autres attraits qui ne me déplaisaient pas tant que cela. Bien au contraire.

    Tâta m’avait suggéré de remplacer l’eau du seigneur par la source du bonheur. Après tout on resterait dans le même monde. Alors je lui demandais de me montrer son papillon tatoué. Je lui disais que je voulais être certain qui ne s’était pas envolé depuis la dernière fois.

    Chaque fois elle se faisait un plaisir de me le monter. En me disant : Vous êtes un coquin monsieur le curé. Un vrai coquin…

  3. Monsieur Henry est un habitué de la bibliothèque de son quartier. Chaque lundi, il vient chercher des livres et rapporte ceux du lundi précédent depuis bientôt quinze ans.

    Aujourd’hui, il apporte les huit livres et les pose sur le bureau de la bibliothécaire mais quelle ne fut pas sa surprise de trouver cette jeune femme blonde à la place de Gertrude qu’il connaît depuis des années et qui est toujours de bons conseils.

    Monsieur Henry est tout décontenancé devant cette jeune personne. Il se demande même s’il rêve. Je me suis peut-être trompé d’adresse mais non! Les livres sur les rayons sont toujours là et c’est bien la même pièce lorsqu’il entend une voix qui s’adressait lui. Il regarde sur sa gauche et voit une dame d’un âge certain qui tricotait… Ne vous en faites pas mon brave. Cela fait une heure de temps que je suis là. Gertrude est malade et la jeune Sonia est venu la remplacer. A mon arrivée, elle m’a dit: Bonjour Madame, vous tombez mal car j’ai mon cours de yoga. Si vous voulez revenir plus tard ou attendre dans un fauteuil, c’est comme vous voulez. Vous ne me dérangez pas. Alors, j’ai choisi le fauteuil. A mon âge, je ne voulais pas revenir une deuxième fois. C’est le souffle, vous savez… je n’ai plus vingt ans comme ce beau brin de femme.
    Alors en attendant, j’ai sorti mon tricot. Vous feriez bien de prendre place vers moi. Je pense qu’elle en a encore pour un moment. Lorsque je suis arrivée, elle parcourait un livre sur des exercices de yoga.
    Tout en tricotant une écharpe, je l’ai observée. Elle croise les jambes, les décroise, inspire, expire et pose sa main sur sa tête d’une certaine façon. Elle semble sur une autre planète. J’espère qu’elle va bientôt se réveiller car j’ai encore mon repas à préparer. Et vous Monsieur? Oh, moi, j’ai tout mon temps!

    Savez-vous, Monsieur? Aujourd’hui, je suis venu pour emprunter un livre sur la respiration…toujours pour mon souffle. C’est drôle n’est-ce? Je crois que je n’en ai plus besoin. J’ai eu un exemple vivant devant moi. Je vais retourner chez moi et m’appliquerai à faire les mêmes exercices que Sonia. Cela ne pourra pas me faire de mal. Enfin, si j’y arrive!

    Monsieur Henry aida la dame au tricot à se lever du fauteuil et tous les deux se souhaitèrent une bonne journée.

    Monsieur Henry est un grand timide. Sans bruit, il feuillette une revue posée sur la petite table mais après dix minutes, se décide à partir sur la pointe des pieds, sans avoir pu, aujourd’hui, choisir d’autres livres ne voulant pas faire sursauter la bibliothécaire.

    En passant devant le bureau d’accueil, Monsieur Henry se renseigne sur le retour de Gertrude…

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