Commentaires récents
Admin:
Archives:
octobre 2026
D L M M J V S
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
En vos mots 1015

  

C’est chaque semaine un choix difficile que celui de sélectionner un tableau, une illustration ou une sculpture livresque tant il y en a que je veux vous proposer afin que vous les fassiez vivre en vos mots. Cette catégorie n’est pas donc pas à la veille de s’éteindre à moins qu’un jour vous ne la fassiez plus vivre. Ce que je n’imagine pas.

C’est donc sur une toile de l’artiste britannique Claire Sparkes que j’ai arrêté mon choix. Il me semble qu’elle devrait sûrement vous inspirer, à moins que je ne me trompe. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera visible avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps de lire les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, de les commenter si vous le souhaitez et d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

2 réponses

  1. Elle lisait partout où c’était pour elle confortable. Sur le canapé. Sur le lit. Sur le tapis du salon.
    Partout où elle pouvait se coucher et étaler ses ouvrages.
    Partout où elle pouvait s’absorber dans sa lecture jusqu’à ce que ses yeux se ferment et l’emmènent dans le sommeil profond des voyages cosmiques.
    Alors, ce qu’elle avait lu pénétrait intimement ses rêves et l’entraînait bien loin du canapé, du lit, du tapis.
    Il arrivait qu’ elle se réveille, étonnée de se trouver étendue là, sur le canapé, sur le lit, sur le tapis. Les yeux grand ouverts, elle scrutait alors l’abîme de ses songes, afin de tenter de les retenir.
    Parfois, elle décidait d’y retourner, curieuse du prolongement que lui révélerait ce monde onirique. Parfois aussi elle optait au contraire pour chercher cette suite au coeur même de ses livres.
    L’essentiel étant que l’enchantement puisse sans interruption, et comme indéfiniment, se poursuivre.

  2. Et il y eut un soir et il y eut un matin.

    À en croire les livres anciens, il a fallu sept jours pour tout faire. Pour peindre les couleurs des ciels. Pour façonner les montagnes, les saisons, la pluie, la neige et tout le reste. Puis pour les peupler de milliers d’animaux, pour l’eau douce, l’eau salée et les poissons de toutes sortes. Puis les crocodiles afin de les dévorer.

    À en croire mes rêves, couché par terre, je regarde l’immensité du ciel et je me dis qu’ il y eut un matin et qu’il y eut un soir.

    La lumière fut. D’abord rose pâle et puis l’arpège de couleurs mélangées d’oiseaux libres et heureux.
    Dieu a regardé le monde et il a souri. Puis, en regardant mieux, il s’est dit qu’il manquait des cris de joie. Il a inventé les enfants. Et des milliers d’enfants se sont mis à courir partout. Insouciants et heureux.

    Alors, dans mon rêve, Dieu s’est dit qu’il aimerait avoir des mots pour décrire tout ce qui émerveille son divin regard. Il a inventé les peintres. Les écrivains et les poètes.
    Et dans mon rêve, Dieu était fier.

    Au septième jour, il se reposa. Comme moi, il s’est couché par terre, et il s’est mis à regarder le jour qui s’endormait paisiblement, dans un insouciant bonheur.

    Puis, il lui est venu en tête une musique empreinte de calme, de mystère et de poésie. Une mélodie qui lui était inconnue.
    Alors, dans mon rêve, Dieu s’est mis à jouer du piano pendant que je me demandais, comme le poète, « qu’est-ce que le spasme de vivre… »

    Et il y eut un matin et il y eut un soir. Il y eut Debussy. La lune. Et les étoiles. Par milliers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *