Elle m’a regardée longuement, hésitante. Il n’est pas certaine que la lectrice d’Ethel Porter Bailey ait été prête à laisser derrière elle le recueil d’Hélène Dorion Moments fragiles choses frêles. C’est comme si elle l’avait fait à regret. Tout en prenant soin de m’indiquer celui qu’elle voulait que vous lisiez.
Mémoire comme une paroi
une image se heurte à une autre
le jour creuse en lui-même
il y a toujours quelque chose
qui ébranle et bouleverse la vie
comme une mémoire du monde
jamais défroissée

3 réponses
OUH ! Celui-là me plaît vraiment ! Il vient de m’envahir presque avec violence…
Merci Lali ! Bon colloque. 🙂
Ces mots sont si justes. Que c’est beau ! Ce recueil est magnifique !
Je rejoins Agnès et Chantal pour dire aussi que ces mots sont d’une infinie beauté !
Merci Lali !