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En compagnie de Pablo Neruda 3

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Que tout, que tout l’amour propage en moi sa bouche,
que je ne souffre plus un moment sans printemps,
à la douleur je n’ai vendu que mes mains seules,
maintenant, bien-aimée, que tes baisers me restent.

Couvre de ton parfum l’éclat du mois ouvert,
les portes, ferme-les avec ta chevelure,
quant à moi, n’oublie pas : si je m’éveille et pleure,
c’est qu’en dormant je ne suis plus qu’un enfant perdu

qui cherche tes mains dans les feuilles de la nuit,
et le contact du blé que tu me communiques,
étincelante extase et d’ombre et d’énergie.

Oh ma bien-aimée, rien d’autre que de l’ombre,
de l’ombre où tu m’accompagnerais dans tes songes
et là tu me dirais l’heure de la lumière.

Pablo Neruda, La centaine d’amour

*choix de la lectrice d’Eugene Edward Speicher

5 réponses

  1. La fille: Le point commun entre une glace à la vanille brodée d’un fil de chocolat et une bise d’Armando est que la glace à la vanille fond et avec la bise d’Armando c’est moi qui fonds… mais c’est bon.

  2. Vous permettez jeune homme… trois bises d’Armando remplies à ras bord, svp…

  3. C’est malheureux… si Pablito voyait ça… [si parce qu’on traitait Pablo Neruda de Pablito quand il avait cinq ans…]

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