Dix ans. Dix ans aujourd’hui. Dix ans que sa demande d’aide à mourir a été exaucée.
Une absence dont je ne guéris pas. Une absence qui prend ses aises et qui devient une sorte de présence tant il n’est pas de jours où je ne pense pas à Lucie. À son rire. À sa passion pour la vie, la musique, le théâtre, la littérature, la gastronomie, les voyages.
Elle est là. Tout près. Quand je regarde mon piano muet. Elle savait si bien interpréter Mozart. Quand je range des livres et que, parmi eux, il y en a un qu’elle m’a offert. Quand je vais au théâtre. Nous avons vu tellement de pièces ensemble. Quand j’improvise une sortie. Elle était la spécialiste des invitations de dernière minute.
Elle est là. Ce matin, en cette minute. Et si souvent. Comme autrefois. Comme avant le cancer au cerveau.
Je ne l’oublierai jamais.
*toile de Mary Fedden
Une réponse
Douces pensées pour Lucie, et pour toi chère Lali <3