Il fut un temps où je fréquentais beaucoup les cafés. J’aimais y lire, y écrire, regarder les gens. Je commandais presque toujours un grand bol de café que je buvais à petites gorgées sans me presser. Il était souvent froid à la fin du chapitre que je venais de lire, ou quand je décidais que j’avais assez trituré le poème en cours.
Il fut un temps où je fréquentais beaucoup les cafés. Il me plaisait d’imaginer qu’en ces lieux, caché, installé dans un coin où je ne le voyais pas, un peintre s’imprégnait de l’atmosphère pour la reproduire sur une toile plus tard. D’imaginer que pour l’instant il traçait au fusain des visages, des gestes pour ne rien oublier.
C’est ce qu’a fait l’artiste canadien Andrew Judd pendant un an, à Vienne. Le résultat : un livre. Dont sont tirées ces quelques scènes.






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