Lali

18 avril 2007

Celui qui lit peu et lentement

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:02

latil

Voilà des jours et peut-être même des semaines que le lecteur de Jean Claude Latil a commencé la lecture de ce roman. D’autres auraient fini depuis longtemps. Mais lui aime lire lentement, très lentement, et peu de pages à la fois. Ce n’est pas un dévoreur de livres.

Ce qu’il aime, c’est lire quelques phrases, les laisser entrer en lui, fermer le livre et ne le reprendre que plus tard. Et tant pis s’il ne lit que six livres dans une année. Au moins, affirme-t-il, alors qu’il n’a aucune excuse à fournir, chacun faisant à sa manière, lui, il se souvient de ce qu’il lit. Petite pointe envers ceux qui se targuent de tout lire et qui finalement ne retiennent rien au fond ? Peut-être bien.

Pourtant, il est des gens qui lisent beaucoup et qui se rappellent des passages des années plus tard. Mais peut-être ne les a-t-il pas encore rencontrés?

Un commentaire »

  1. Je cherchais des illustrations pour une « lectrice ». je tombe sur votre travail. Superbe et précieux. Je voulais parler de la liseuse de romans de Wiertz . Il est né ici, à Dinant, à deux pas. Un peu plus de deux siècles déjà. Quand j’ai vu, il y a vingt ans, l’atelier d’Ixelles, rue Vautier, le jour tombait. Pas d’électricité dans la grande salle, sous la verrière. Vite conserver des images dans le cerveau ou revenir…
    Et malgré le revenir, les nombreuses déraisons de passer encore. Rien ne sera semblable à la première impression de démesure et d’oppression sensuelle….
    Sa toile de 1853.
    Je surprends la liseuse de romans dans l’alcôve. Abandonnée sur sa couche, elle lit tête renversée vers l’arrière, sans souci du laisser-aller de ses flancs et des arabesques de ses jambes. Soudain, la main. Fine et nerveuse qui se faufile, venue sans son corps, de nulle part, qui glisse à hauteur de matelas. Tellement près des cuisses lourdes de la femme alanguie. La main chapardeuse, dérobeuse. Détroussée avant, la lectrice, filoutée avec adresse, perd-elle ainsi le rêve en plus ? Non. Il doit s’agir à coup sûr, de l’attentionné livreur, certes un peu aux anges, troublé sans nul doute, qui la nourrit. Qui glisse sur la couche de l’ insouciante, le volume d’après, la lecture suivante… Attentif au plaisir de la liseuse. Heureux de trouver le sien à si bon compte.
    Je voulais vous laisser ceci sur un mail mais je n’ai rien trouvé.
    Bernard Tirtiaux habite le village à côté. Quel plaisir de traîner partout sur vos pages.

    Comment by Porte-paroles — 18 avril 2007 @ 6:01

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