Effeuille-ton aussi la marguerite au Portugal? Encore une chose qu’il faudra demander à Armando qui a pris la photo!
Effeuille-ton aussi la marguerite au Portugal? Encore une chose qu’il faudra demander à Armando qui a pris la photo!
Quand j’ai vu cette photo, j’ai tout de suite pensé à une de ces aventures qui restent gravées en nous et auxquelles on pense en souriant… Allez, je vous raconte.
Automne 1974, j’ai 13 ans. Au cours d’arts plastiques, le sujet imposé du jour : un train. Médium au choix. Quel beau sujet, me suis-je dit en sortant les craies de cire pour dessiner un train d’enfant au bout d’une corde. Un wagon avec des yeux aux longs cils, un grand sourire. Un train bien jaune. Et dont j’étais très fière. Quel beau sujet, a pensé mon amie Jeanne, en sortant ses fusains pour dessiner des vaches qui regardaient un train au loin, minuscule, se perdant à l’horizon. Et comme elle était contente de ses vaches généreuses, avec leurs queues fouettant l’air pour éloigner les mouches et leur mine patibulaire.
Nous avons toutes les deux eu zéro. Nous étions hors thème, paraît-il. Et nous avons dû rester trois soirs pour peindre à l’huile deux bouteilles et une orange en respectant la perspective et les ombres. Pourtant, mon train d’enfant était bien joli. Pourtant, les vaches de Jeanne étaient on ne peut plus réussies (sa caricature de la prof d’arts plastiques aussi, au fait). Mais nous étions hors thème.
Aujourd’hui, Jeanne est cinéaste, elle pose sur la vie un regard qu’on n’attend pas et qui déroute parfois. Et moi, j’écris de petites histoires avec un angle qui n’est peut-être pas celui escompté non plus.
Et peut-être que si elle voyait la vache qui regarde l’oiseau, elle dirait à Denise : pas mal ton oiseau qui danse pour séduire la vache… Oui, tout est toujours question de regard!
Aucun des lecteurs du jour saisis sur le vif par Armando ne risque d’être pris au dépourvu. En effet, chacun d’eux à la main ou de la poche de quoi nourrir son appétit!
comme il pleuvait sur Bruxelles avant le départ d’Armando pour le pays où tout est bleu. Il pleut… comme il pleuvait sur ces feuilles sur lesquelles il s’est attardé tendrement.
Une petite pause s’impose devant une si jolie cascade, non? Demandez à Chantal, elle vous dira exactement où elle se trouve dans le parc de La Villette.
Si quand il pleut on nous offrait des ciels aussi beaux que ceux que trouve Armando, ce n’est pas moi qui me plaindrais des nombreuses gouttes d’eau que nous avons eues aujourd’hui.
Notre amie Lilas fait sourire les fleurs… Pas étonnant qu’elle sache faire de si jolies cueillettes!
Ainsi se termine la série de lecteurs en train de lire assis sur un banc tandis qu’Armando les observait. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y aura moins de lecteurs au pays de Lali, il m’a laissé des provisions avant de partir en vacances!
Parce qu’aujourd’hui c’est doublement son anniversaire, le vrai, et le jour où rentrent de vacances nos parents – qu’elle va chercher à l’aéroport tout à l’heure, je lui offre ces roses cueillies par l’appareil de Denise, pour la faire patienter un peu. Les siennes vont éclore dans quelque temps!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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