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Un dimanche au Portugal 7

Carlos Paredes
Balada de Coimbra
(album Na corrente, 1996)

*toile de Darren Thompson

Un dimanche au Portugal 6

Carlos Paredes
Memourias
(album Inéditos, 1993)

*toile de Nicole Tardif

Un dimanche au Portugal 5

Carlos Paredes
Amarguna
(album Asas sobre o mundo, 1989

*toile de Judy Joy Nocifora

Un dimanche au Portugal 4

Carlos Paredes
Dança
(album Guitarra portuguesa, 1987)

*illustration de René Gruau

Un dimanche au Portugal 3

Carlos Paredes
Contrastes
(album Espelho de sons, 1987)

*toile d’Ann Sullivan

Un dimanche au Portugal 2

Carlos Paredes et Antonino Vitorino de Almeida
Improviso 2
(album Carlos Paredes e Antonino Vitorino de Almeida, 1986)

*toile de Fiona Phillips

Un dimanche au Portugal 1

Thomas Gunzig, dont je conserve un excellent souvenir, est l’auteur du texte Kiss and Cry, qui a donné lieu à un spectacle multidisciplinaire dont les images continuent de me hanter. C’est peut-être aussi le cas de mon amie Lucie que j’accompagnais ce soir-là, laquelle est l’auteure d’un brillant compte rendu qui relève l’essentiel du texte, de la danse, des jeux de caméra et de la musique.

Presque quatre mois plus tard, c’est la musique du guitariste portugais Carlos Paredes, que je connaissais vaguement et dont j’écoute en boucle les nombreux albums depuis, qui demeure présente, voire obsédante. Tant et si bien que j’ai décidé de lui consacrer un dimanche. Lecteurs et des lectrices des plages (d’Algarve et d’ailleurs) sont donc conviés à ce dimanche au Portugal. Pour commencer, Danças Portuguesas No 2, un extrait de l’album Movimento Perpetuo (1971) :

*toile de Martin Lindenau

Nuits de l’âme 2

Opus 15 no 2, fa dièse majeur

Flûte de nuit
Qui flanche et s’élève

Nacelle d’or

Où s’agitent
Les vents du monde

Pour se dissoudre

Fouillis d’étoiles

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 15 no 2, fa dièse majeur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice de Clotilde Avy-Prégniard

Nuits de l’âme 1

Opus 9 no 3, si majeur

Sourde mélancolie
Vagues lancinantes
Aux écumes mourantes

L’exaltation crève
L’âme triste

La lune s’étend

Sur un lit d’astres

Jean-Yves Clément, Nuits de l’âme

Nocturne Opus 9 no 3, si majeur interprété par Maurizio Pollini :

*choix de la lectrice de Marie Bashkirtseff

Queelques notes venues d’Istanbul

Il m’arrive d’avoir envie de dépaysement. Et même si nombreux sont les livres qui m’emportent ailleurs et me permettent d’accéder à ce à quoi j’aspire, j’ai parfois besoin d’autre chose que les mots malgré l’atmosphère qui se dégage d’eux. C’est alors que je me tourne vers la musique, laquelle ne cessera jamais de m’étonner. C’est ainsi qu’il y a un moment j’ai fait connaissance avec le pianiste turc Fazil Say. Au détour d’une route. Alors que je venais de lire le poète Nâzim Hikmet et que j’ai voulu en savoir plus sur lui.

Fazil Say a composé un magnifique oratorio intitulé Nâzim qui lui est consacré. Car l’interprète de Bach, Mozart, Stravinsky, Gershwin et beaucoup d’autres, est aussi compositeur.

Sa symphonie intitulée Istanbul a des élans qui donnent parfois la chair de poule. Notamment dans Merrily clad young ladies aboard the ferry où musique traditionnelle turque et jazz s’entremêlent avec brio.