Un regard vers l’est, un regard vers l’ouest… Et vous aurez quelques fleurs de la rue Rachel dans votre champ de vision…
Un regard vers l’est, un regard vers l’ouest… Et vous aurez quelques fleurs de la rue Rachel dans votre champ de vision…
Le parc est à proximité de la maison. Sur la route de la librairie, en fait. À peine dissimulé. Et pourtant, en neuf ans, je ne l’ai jamais vu. Aurait-il poussé durant l’été alors que je regardais les fleurs?
Bien entendu qu’il reste quelques fleurs dans mes provisions… De moins en moins, mais il en reste. Et puis après, je retournerai à mes lectrices. Je les néglige un peu trop ces temps-ci.
Ça continue de grimper sur les murs, comme si de rien n’était. Et j’ai même l’impression que rien ne pourra arrêter leur course… Tant mieux!
Je ne me lasse pas… Et puis, comme je l’ai dit il y a une semaine, que ceux qui trouvent qu’il y en a trop reviennent dans deux ou trois semaines : il y aura beaucoup moins de fleurs au pays de Lali. Hélas.
On appelle ça un cadeau inespéré. Car tout ce que je voulais faire, c’était réussir une belle photo de lectrice dans le décor enchanteur de la terrasse du Valois. La seconde lectrice en arrière-plan est un cadeau. Je ne l’avais même pas remarquée! Affaire à suivre, car il faut absolument que je vous parle de cet endroit, photos à l’appui. Le mot exquis est faible, mais je ne vous en dis pas plus pour l’instant.
Les fleurs étaient énormes, je ne vous dis que ça. À dire vrai, je n’avais jamais rien vu de tel. Mais comme le boulevard Gouin est très passant, je n’ai pas voulu m’aventurer sur un terrain privé au vu et au su de tous pour les examiner de plus près… J’aurais dû.
Celles-ci n’ont plus ne sont pas au courant… Ce n’est pas moi qui leur dirai. Je compte sur vous pour ne rien dire non plus. Et peut-être que comme ça, elles feront comme si l’été se prolongeait tout l’automne…
Curieusement, il en reste encore de toutes neuves. Comme si la rumeur n’était pas arrivée jusqu’à elle que l’automne sera là dans deux jours. Ou alors elles ont décidé de faire les sourdes. Bonne idée!
Je ne m’autorise pas souvent des coups de gueule, mais là, je dois dire que ça commence à me gonfler sérieusement toutes ces invitations à faire partie de tribus. Presque tous les jours il en arrive une. De quelqu’un que je ne connais pas trois fois sur quatre. Parce que quelqu’un m’aura inscrite dans la liste de ses amis sans que je le sache et sans non plus me demander mon autorisation. Et comme les amis de nos amis devraient être nos amis, chacun se permet l’indélicatesse de s’ingérer dans la vie des autres.
Il y en a tant de ces tribus que je ne vous dresserai pas la liste exhaustive de celles-ci : je suis certaine que je ne suis pas la seule à faire les frais de ces invitations massives. Je sais seulement que ça me hérisse le poil des bras. Comme ces demandes venues de gens qu’on ne connaît pas de consulter notre profil MSN. Ou de s’ajouter à nos contacts. Non, je ne connais pas de Jacqueline ou d’Anna, et elles ne deviendront pas mes amies.
J’estime que ces intrusions en continu sont des violations de la vie privée, ni plus ni moins. Et je serai plus virulente encore. Le prochain – que je connais parce qu’il est supposément un ami – à me faire parvenir une de ces invitations risque de recevoir une averse de bêtises. Et de devenir un ex-ami.
Je ne veux pas faire partie d’un cercle, d’une bande, d’un groupe, d’une tribu, d’une gang. Est-ce clair?
Ce n’est pas parce que le siège était vide ce jour-là dans le bus que j’attendais que quelqu’un prenne place et devienne mon ami. D’ailleurs, je me demande s’il ne vaut pas mieux rester debout. Ça évite les contacts.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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