Bien évidemment que je ne pourrai m’empêcher de chercher quelques scènes à croquer sur le chemin, Bien évidemment. Et qui sait, peut-être une autre scène amoureuse entre deux immeubles…
Bien évidemment que je ne pourrai m’empêcher de chercher quelques scènes à croquer sur le chemin, Bien évidemment. Et qui sait, peut-être une autre scène amoureuse entre deux immeubles…
Je suis descendue de l’autobus un arrêt avant celui où je descends d’habitude pour aller à la fruiterie. J’avais pensé aux fenêtres, aux arbres et j’ai espéré que ce serait la bonne heure pour capter tout ça. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais je me suis bien amusée!
Ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui allaient l’arrêter, loin de là. Elle ne les voyait pas, ne les sentait pas. Il n’y avait que cette histoire qui comptait, si bien qu’elle a laissé son parapluie sous son bras alors que tout autour les gens avaient ouvert le leur. L’opération aurait duré une minute, mais cette minute était précieuse : elle équivalait à la lecture d’une page de son roman.
C’était irrésistible. Ou plutôt, je n’ai pas été en mesure de résister devant une telle avalanche de couleurs. De quoi mettre l’eau à la bouche, non?
Encadrant le côté droit de l’entrée du Musée des beaux-arts de Montréal, elle vous invite à entrer voir Van Dongen : un fauve en ville. Racoleuse comme le sont la plupart des femmes qu’il a peintes, et sur la rue, comme c’est aussi le cas de nombreuses autres, elle offre une pose et une visage qui ne peuvent que vous pousser à l’intérieur du musée.
Et c’est ce que j’ai fait hier après-midi. M’attendaient là des dessins, des tableaux, des assiettes peintes, des revues, l’univers de couleurs de Van Dongen. Un univers que j’aimais d’avance, certes, mais que j’aime encore davantage depuis que j’ai pu voir Le tango de l’archange grandeur nature.
Il y a longtemps que je n’avais lectrice aussi concentrée. Non pas plongée dans un livre, mais lisant avidement un article d’un des deux quotidiens gratuits du jour. Mais que pouvait donc raconter ce billet?
Je lui aurais bien demandé ce qu’elle lisait tant elle était prise par son livre, ne remarquant rien de l’agitation autour d’elle pas plus que les graffitis sur la fenêtre ou les traces des oiseaux revenus du sud.
Qui donc lira ce matin dans l’autobus? Et que lira-t-il? Sera-t-il jeune comme ce lecteur? Se précipitera-t-il comme lui pour sortir constatant qu’il allait rater son arrêt?
L’art n’est pas que dans une toile, une photo ou un ciel, il est aussi dans une vitrine… Bleue, il va sans dire!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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