Une carte postale qui me fait découvrir le peintre Sulho Sipillä et qui me donne un objectif : en finir avec le déménagement/emménagement pour vraiment habiter et faire vivre la maison où j’ai grandi. Quand presque tout aura trouvé sa place, je ferai accorder le piano.
Parfois, je me dis que c’est une chance que je ne sois pas une fée du logis. Il y a donc des objets et des cartes postales dont j’avais totalement oublié l’existence qui surgissent au détour d’une boîte ou d’un livre. Comme celle-ci, envoyée il y a bien des années par mon amie Chantal, qui habite à proximité de la forêt de Fontainebleau, retrouvée en ouvrant un recueil de Prévert. Une photo prise par Robert Doisneau, en 1963. Une des nombreuses photos de Prévert par Doisneau, devrais-je dire. Et l’une des moins connues.
Moment de bonheur que cette trouvaille. Et grand sourire de ma part parce que je ne serai jamais la reine du rangement. Et tant mieux. J’aurai ainsi toujours des surprises.
Le peintre He Yifu a tellement aimé la Bretagne et elle l’a tellement inspiré qu’il lui a consacré un album qui a pour titre Le voyage d’un peintre chinois en Bretagne. Cette aquarelle représentant Saint-Cado, que j’ai vu en compagnie de mon amie Jasmine au siècle dernier, est extraite de ce livre. Chantal, qui m’a fait aimer la Bretagne dès 1981, savait bien que cette carte me plairait quand elle l’a choisie.
Il faudra que je fasse une pause à La Fleur en papier doré, qui a accueilli les surréalistes belges, si je revois Bruxelles. Il me semble que je pourrais y passer des heures afin d’examiner tout ce qui orne ses murs.
En juillet 2005, j’ai eu la chance de voir les grottes de Remouchamps en compagnie de mon amie Jocelyne. Un souvenir d’autant plus inoubliable que celle-ci est décédée depuis.
Je ne connaissais pas le peintre Stuart Davis avant de recevoir cette carte postale alors qu’il s’agit d’un artiste important. Il est donc fort possible que je pousse mes recherches plus loin afin de découvrir d’autres tableaux. D’autant plus qu’il aimait beaucoup Gloucester, dans le Massachusetts, où je suis allée à quelques reprises et dont je conserve un souvenir impérissable.
J’ai vu Nantucket, sa voisine, il y a plus de 40 ans. Martha’s Vineyard, où mon amie Sofie s’est arrêtée lors de son deuxième voyage aux États-Unis il y a quelque temps, demeure donc à découvrir. Mais je ne compte pas traverser la frontière pour quelques années, les raisons sont évidentes.
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