Le théâtre renforce les mœurs ou les change. Il faut de nécessité qu’il corrige le ridicule ou qu’il le propage. (Chamfort)
*toile de Rembrandt Peale
Le théâtre renforce les mœurs ou les change. Il faut de nécessité qu’il corrige le ridicule ou qu’il le propage. (Chamfort)
*toile de Rembrandt Peale
Comme j’ai passé quatre soirées au théâtre au cours de la dernière semaine, le personnage peint par Jan Gossaert a décidé de me donner un coup de main pour préparer ce dimanche. Il a donc préparé dix citations portant sur le théâtre à l’intention de dix destinataires, en commençant par celle-ci, signée William Shakespeare :
Le théâtre a pour objet d’être le miroir de la nature, de montrer à la vertu ses propres traits, à l’infamie sa propre image, et au temps même sa forme et ses traits dans la personnification du passé.
Et si je dis la mort
Et si je dis que la poésie est une force
Et si je dis que l’amour est le seul lieu
Que l’espace et le temps et l’espoir
Sont à portée du poème
Et si je dis aimer
Occuperez-vous l’espace et le temps et l’espoir
Occuperez-vous la réalité
Oui toute la réalité de vivre
Yves Gosselin, La vie est un rêve déjà terminé
*choix de la lectrice de Vincent Giarrano
Ils s’embrassaient du bout des lèvres, du bout des yeux, main dans la main.
Puis, avec un peu plus d’appétit. Sans se préoccuper de ce qui les entourait.
Comme nous le faisions autrefois.
Hier encore.
Parce qu’il est des histoires qui en seront toujours à leurs débuts.
Des histoires qui se détissent, se détissent, se retissent.
Ils s’embrassaient dans l’autobus qui allait vers le sud.
J’ai pour un temps oublié le livre que je lisais.
Captivée par eux. Par nous.
Par ce qui nous porte, malgré nous.
*toile de Denis Chiasson
Un grand cratère s’est creusé
On a manqué l’extase originelle
Le frémissement de nos chairs
Infinitive folie
Un grand frisson a fait le tour
De ce bouquet d’icebergs sans signifiance
Il reste là tout entier divise et multiple
Au fond des mélèzes endormis
Micheline Boucher, Les mots sont des oies sauvages
*choix de la lectrice de Vishalanda Dakur
Envoyée par Nathalie, cette illustration signée Julie Grugeaux a apporté suffisamment de rouge pour oublier l’hiver et m’a donné envie de m’acheter des souliers rouges!
Je me demande bien pourquoi…
Tous les silences ne font pas le même bruit. (Baptiste Beaulieu)
*toile de Christian Bazant-Hegemark
Dans nos bras étourdis aux nervures exsangues
Les arbres gainés de safran et de froidure
Se regardent en silence
Font semblant de rire et de s’aimer
Faudra-t-il assez de vent
Pour arrêter ce vertige qui tourmente
Nos âmes de chair
Nous bouscule ou nous happe
Au bout de la nuit
J’entends divaguer les étoiles
Micheline Boucher, Les mots sont des oies sauvages
*choix de la lectrice d’Edward Estlin Cummings
La littérature de jeunesse est un échange d’âme à âme entre le plus intime du lecteur et le plus intime de la personne de l’auteur. (Claude Ponti)
*toile de Mai Trung Thu
Un seul mot lointain et fou
Égaré sur la page
Nagerait jusqu’ici
Étourdi par l’indéfini du jour
Et me guérirait d’attendre
Tu renonces à l’essentiel de nos visages
Aux douces allégresses que nous avons connues
Aux divagations feutrées du pas de la porte
Le banc des frissons s’esquive
L’ultime adieu du premier complice
Aussi
Micheline Boucher, Les mots sont des oies sauvages
*choix de la lectrice de Georges Croegaert
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents