La langue, c’est la nationalité même, la patrie vivante et vibrante en chacun d’entre nous. (Gilbert Comte)
*toile de Linda J. Baker (dont toute trace a disparu)
La langue, c’est la nationalité même, la patrie vivante et vibrante en chacun d’entre nous. (Gilbert Comte)
*toile de Linda J. Baker (dont toute trace a disparu)
Alors que je viens à l’instant de valider les commentaires que vous avez déposés sur la toile de dimanche dernier, commentaires que je vous invite à lire, parce qu’ils révèlent un peu de vous et beaucoup de votre imagination, et alors que je me prépare à affronter le froid, car c’est aujourd’hui le défilé de la Saint-Patrick, je vous propose une scène imaginée par l’illustrateur chilien Alfredo Caceres. Afin que vous nous la racontiez en vos mots. Comme vous le faites dimanche après dimanche depuis près de huit ans.
C’est avec un plaisir sans cesse renouvelé que nous vous lirons dimanche prochain, au moment où tous les textes seront validés d’un coup.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Le charme et la beauté de la langue française consistent très souvent à savoir supprimer ce qui n’est pas indispensable. (Walther von Wartburg)
*toile de Wladyslaw Bakalowicz
On ne la trouve pauvre, cette vieille et admirable langue, que quand on ne la sait pas; on ne prétend l’enrichir que quand on ne veut pas se donner la peine de connaître sa richesse. (Ernest Renan.)
*toile signée Harriet Backer
La langue française comporte en soi tout ce qu’il faut aux esprits clairs pour s’exprimer clairement. Elle comporte aussi tout ce qu’il faut pour embarrasser et perdre les esprits confus. Elle est pleine de ressources et d’embûches. (Georges Duhamel)
*toile de Charles John Arter
La Journée mondiale de la francophonie n’ayant pas eu, selon moi, la place qu’elle mérite dans l’actualité, j’ai eu envie de partager avec vous ces mots de Léopold Sédar Senghor : « La Francophonie, c’est l’usage de la langue française comme instrument de symbiose, par-delà nos propres langues nationales ou régionales, pour le renforcement de notre coopération culturelle et technique, malgré nos différentes civilisation. »
Et parce que cela ne m’a pas semblé suffisant, j’ai décidé de consacrer ce dimanche à la langue française, puis à la langue en général. J’ai donc choisi quelques destinataires au hasard, notamment ce lecteur peint par Patrick William Adam, afin de vous livrer quelques réflexions, en commençant par celle-ci, signée Anatole France : « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »
ces bouts de mémoire
repêchés dans les bouts du soir
ces lambeaux de mé
réanimés à l’eau forte la
moire qui file tout à blanc doux
cette main d’où velue d’ailleurs
pour t’encaresser l’excitence
à la vitesse du stock humain
qui défile rien d’inconnu
et pas même la moindre
raison d’étouffer
Mathieu Boily, Cœur tomate
*choix de la lectrice de Susan Carlin
dans l’inachevé de nos gestes
dans nos mots suspendus
dans l’histoire à jamais inachevée
des souvenirs demeurent
d’autres s’estompent
le temps n’épargne que si peu
(mars 2015)
*toile de Jules Frédéric Ballavoine
La scène n’a pas bougé depuis dimanche. Il lui faut vos mots pour s’animer. Vos mots que nous découvrirons demain, à la même heure.
Seriez-vous en train d’écrire quelques lignes?
*toile d’Ernst Anders
et puis le voudrait-on
que faire
dire ou faire dire
de si incompréhensible
du fond d’ici à partir
d’une langue qui s’enraye
si souvent prise au corps
éprise au corps
rise du corps
le corps sort
pris
Mathieu Boily, Coeur tomate
*choix de la lectrice de Patrick Allan-Fraser
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