Les gens qui sourient ou se parlent tout seuls nous paraissent toujours avoir des pensées que nous aimerions partager. (Gabrielle Roy)
*toile de Gwen John
Les gens qui sourient ou se parlent tout seuls nous paraissent toujours avoir des pensées que nous aimerions partager. (Gabrielle Roy)
*toile de Gwen John
En tant de choses de nos vies persiste un élément imprécis, inexplicable, qui nous fait douter de leur réalité. (Gabrielle Roy)
*toile de Jacob Henricus Maris
Tant que l’on n’a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé? (Gabrielle Roy)
*toile de John Phillip
C’est en consultant son calepin dans lequel elle note des citations, des dates et des événements liés à la littérature que la lectrice peinte par Ulrich F. Beenfeldt a constaté que demain cela fera 32 ans que Gabrielle Roy, originaire du Manitoba et récipiendaire de nombreux prix littéraires au cours de sa carrière, s’éteignait à Québec, où elle vivait depuis de nombreuses années.
Bonne raison pour envoyer à ses correspondants une des citations tirées de son carnet, en commençant par celle-ci :
Qui n’a rêvé, en un seul tableau, en un seul livre, de mettre enfin tout l’objet, tout le sujet; tout de soi : toute son expérience, tout son amour, et combler ainsi l’espérance infinie, l’infinie attente des hommes.
Il y a des jours où si les marées montent elles
mettent les mots sur les choses et disent
par exemple ceci ce qui vient de la mer
n’est pas un souvenir liquide ce sont des mots
dans une bouteille des mots qui ont
traversé toute l’humidité comme un dialogue
qui les morts le savent a fait le voyage
du mur à la chute du silence à
ce qu’on disait avant je regarde vers le
large et dans l’air de la mer flotte un
irrespirable bleu pas parce que l’eau soudain
serait devenue bavarde mais à cause de toi
qui quand tu viens mets tant de mer dans ma
valise tu ne te fatigues donc jamais ne t’a-t-on
jamais dit que l’eau salée que tu amasses
est la clé de ta lourdeur ne t’a-t-on jamais dit
que regarder la mer pèse plus lourd que les mots
qui d’ici alourdissent ta valise il y a au large une
clé qui ouvre les bouteilles et une main aussi
ni la tienne ni la mienne mais prête à tout
Jean Portante, Point
*choix de la lectrice de Béla Czene
La semaine a passé trop vite? Bonne raison pour suspendre le temps en prenant le temps de contempler la scène livresque de la semaine afin d’y déposer vos mots. Vous ne trouvez pas?
*illustration signée Harrison Howard
Dans cette rue qui depuis la maison ne
fait que descendre les arbres entrent
plus tôt que d’habitude dans l’obscurité
de nuit on le sait les troncs et les branches
et les feuilles font penser à un orchestre
muet j’aime depuis le balcon applaudir
les musiciens de la nuit et quand se lève
le premier hautbois la tête dans les
nuages les pieds dans l’eau une imperceptible
harmonie déchire le rideau nous
n’attendons que cela pour éteindre nos lampes
parfois avant même le dernier battement de
main la lumière revient mais ne sait
pas encore parler qui
a dit que qui part a souvent
quelque chose à raconter
Jean Portante, Point
*choix de la lectrice de Pierre Cornu
Celui qui ne comprend pas ton silence n’arrivera jamais à comprendre tes mots. (Sam Ya)
*toile de Jose Maria Garcia Sevillano
Comme un dos sur le fil d’un lac
orné de vapeur, de fougères et d’ardeur
Comme une bruine verdit la montagne, l’enivrant
tu me résumes à un effleurement
Claude Paré, Comme un chaos
*choix de la lectrice d’Alphonse Alexandre Leroy
La destinée n’est pas une affaire de chance, c’est une affaire de choix. (William Jennings Byan)
*toile de Juan Pablo Garcia Raja (dont toute trace a disparu)
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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