Il faut laisser le passé dans l’oubli et l’avenir à la providence. (Jacques-Bénigne Bossuet)
*toile signée Henry Bacon
Il faut laisser le passé dans l’oubli et l’avenir à la providence. (Jacques-Bénigne Bossuet)
*toile signée Henry Bacon
Nos désirs sont d’amour la dévorante braise
Nos désirs sont d’amour la dévorante braise,
Sa boutique nos corps, ses flammes nos douleurs,
Ses tenailles nos yeux, et la trempe nos pleurs,
Nos soupirs ses soufflets, et nos sens sa fournaise.
De courroux, ses marteaux, il tourmente notre aise
Et sur la dureté, il rabat nos malheurs,
Elle lui sert d’enclume et d’étoffe nos cœurs
Qu’au feu trop violent, de nos pleurs il apaise,
Afin que l’apaisant et mouillant peu à peu
Il brûle d’avantage et rengrège son feu.
Mais l’abondance d’eau peut amortir la flamme.
Je tromperai l’enfant, car pensant m’embraser,
Tant de pleurs sortiront sur le feu qui m’enflamme
Qu’il noiera sa fournaise au lieu de l’arroser.
Théodore Agrippa d’Aubigné, L’hécatombe à Diane
*choix de la lectrice d’Alice McMahon White
La patience est la plus héroïque des vertus, précisément parce qu’elle n’a pas la moindre apparence d’héroïsme. (Giacomo Leopardi)
*illustration de Lynne Avril
Vous qui avez écrit qu’il n’y a plus en terre
Vous qui avez écrit qu’il n’y a plus en terre
De nymphe porte-flèche errante par les bois,
De Diane chassante, ainsi comme autrefois
Elle avait fait aux cerfs une ordinaire guerre,
Voyez qui tient l’épieu ou échauffe l’enferre?
Mon aveugle fureur, voyez qui sont ces doigts
D’albâtre ensanglantés, marquez bien le carquois,
L’arc et le dard meurtrier, et le coup qui m’atterre,
Ce maintien chaste et brave, un cheminer accort.
Vous diriez à son pas, à sa suite, à son port,
À la face, à l’habit, au croissant qu’elle porte,
À son œil qui domptant est toujours indompté,
À sa beauté sévère, à sa douce beauté,
Que Diane me tue et qu’elle n’est pas morte.
Théodore Agrippa d’Aubigné, L’hécatombe à Diane
*choix de la lectrice de John Callcott Horsley
Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son cœur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour. (Khalil Gibran)
*toile de Joseph Marius Avy
courants
nos parcours varient
parfois les figures se touchent
à un degré précis
l’espace d’un instant
tu trouveras ce que je dois rejoindre
depuis toujours sans même savoir
ce que je poursuis
Hector Ruiz, Qui s’intalle?
*choix de la lectrice de Caroline Wampole
Le monde est un bout de terrain, où pour trouver ce que l’on veut, il faut gratter le sol avec patience sans que la réussite soit garantie. (Lao She)
*toile de Jonathan Burton
la nuit égrène le jour
avant de disparaître
la lumière se promène
sur le dos des dunes
la nuit avance
et l’inflexion de la solitude
commence autrement
Hector Ruiz, Qui s’intalle?
*choix de la lectrice d’Evhe Walscheid
Si tes bras sont trop courts, à quoi bon vouloir embrasser la montagne? (Proverbe cambodgien)
*toile de Vana
Si tu comprends peu, ne te presse pas d’agir; et si tu comprends, n’agis pas tout de suite. (Proverbe cambodgien)
*illustration de Fernando Vicente
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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