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Sous le signe de la paix 5

GIARRANO (Vincent) - 1

La paix nourrit, le trouble consume. (Proverbe islandais)

*toile de Vincent Giarrano

En vos mots 449

GUANTAY (Ana)

Parce que nous allons avoir besoin de tendresse, d’espoir et de douceur pour croire en l’avenir et traverser les prochains jours, les prochaines semaines, j’ai choisi pour vos mots cette illustration d’Ana Guantay.

Puisse-t-elle vous inspirer et vous aider à croire à la beauté du monde.

Sous le signe de la paix 4

FUNK (G.)

La paix, si jamais elle existe, ne reposera pas sur la crainte de la guerre mais sur l’amour de la paix. (Julien Benda)

*toile de G. Funk (dont toute trace a disparu)

Sous le signe de la paix 3

FRASER (Elizabeth)

Le bonheur n’est pas le fruit de la paix, le bonheur c’est la paix même. (Alain)

*toile d’Elisabeth Fraser

Sous le signe de la paix 2

FLOWERS (Barbara) - 3

Garde la paix en toi, ensuite offre-la aux autres. (Thomas A’Kempis)

*toile de Barbara Flowers

Sous le signe de la paix 1

FEDDERSEN (Hans Peter)

Imaginons un journal où il ne serait pas question de ce qui s’est déroulé vendredi dans l’une des plus belles villes du monde. Imaginons un journal où il ne serait question que de paix. C’est ce que le pays de Lali vous propose aujourd’hui. Non pas pour taire l’inexplicable, mais en guise de solidarité et pour croire que tout est encore possible.

Comme l’affirme Nordahl Grieg dans cette citation choisie par la lectrice signée Hans Peter Feddersen : La paix n’est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir.

Les vers de Théodore 5

GREUZE (Jean-Baptiste) - 4

Sous un œil languissant et pleurant à demi

Sous un œil languissant et pleurant à demi,
Sous un humble maintien, sous une douce face,
Tu cache un faux regard, un éclair de menace,
Un port enorgueilli, un visage ennemi.

Tu as de la douceur, mais il y a parmi
Les six parts de poison ; dessous ta bonne grâce,
Un dédain outrageux à tous coups trouve place.
Tu aimes l’adversaire et tu hais ton ami,

Tu fais de l’assurée et tu vis d’inconstance,
Ton ris sent le dépit. Somme, ta contenance
Est semblable à la mer qui cache tout ainsi

Sous un marbre riant les écueils, le désastre,
Les vents, les flots, les morts. Ainsi fait la marâtre
Qui déguise de miel l’aconite noirci.

Théodore Agrippa d’Aubigné L’hécatombe à Diane

*choix de la lectrice de Jean-Baptiste Greuze

Les vers de Théodore 4

GRENVILLE (Hugo) - 30

Mille baisers perdus, mille et mille faveurs

Mille baisers perdus, mille et mille faveurs,
Sont autant de bourreaux de ma triste pensée,
Rien ne la rend malade et ne l’a offensée
Que le sucre, le ris, le miel et les douceurs.

Mon coeur est donc contraire à tous les autres cœurs,
Mon penser est bizarre et mon âme insensée
Qui fait présente encor’ une chose passée,
Crevant de désespoir le fiel de mes douleurs.

Rien n’est le destructeur de ma pauvre espérance
Que le passé présent, ô dure souvenance
Qui me fait de moi même ennemi devenir!

Vivez, amants heureux, d’une douce mémoire,
Faites ma douce mort, que tôt je puisse boire
En l’oubli dont j’ai soif, et non du souvenir.

Théodore Agrippa d’Aubigné, L’hécatombe à Diane

*choix de la lectrice signée Hugo Grenville

Ce que mots vous inspirent 1572

FIRLE (Walter) - 4

Se sentir solidaire n’empêche pas de rester solitaire. (Louis Pauwels)

*toile de Walter Firle

Les vers de Théodore 3

HOLTER (Wilhelm) - 1

Je brûle avec mon âme et mon sang rougissant

Je brûle avec mon âme et mon sang rougissant
Cent amoureux sonnets donnés pour mon martyre,
Si peu de mes langueurs qu’il m’est permis d’écrire
Soupirant un Hécate, et mon mal gémissant.

Pour ces justes raisons, j’ai observé les cent :
A moins de cent taureaux on ne fait cesser l’ire
De Diane en courroux, et Diane retire
Cent ans hors de l’enfer les corps sans monument.

Mais quoi ? puis-je connaître au creux de mes hosties,
A leurs boyaux fumants, à leurs rouges parties
Ou l’ire, ou la pitié de ma divinité?

Ma vie est à sa vie, et mon âme à la sienne,
Mon cœur souffre en son cœur. La Tauroscytienne
Eût son désir de sang de mon sang contenté.

Théodore Agrippa d’Aubigné, L’hécatombe à Diane

*choix de la lectrice de Wilhelm Holter