Pas moyen de retrouver quoi que ce soit sur Mo Wise, cette artiste britannique à qui on doit ce tableau intitulée As Wind Above The Waste. Je dirai donc ce que je ressens en le contemplant : le vent est une inspiration.
Pas moyen de retrouver quoi que ce soit sur Mo Wise, cette artiste britannique à qui on doit ce tableau intitulée As Wind Above The Waste. Je dirai donc ce que je ressens en le contemplant : le vent est une inspiration.
La vérité, c’est qu’il y a une quantité incroyable de gouttes qui ne font pas déborder le vase. (Romain Gary)
*toile d’Albert Anker
Dans le tiroir des heures
je dispose côte à côte
un grain et l’immensité
la lueur d’une lampe glisse
sous ma porte
je retourne à la fenêtre
je n’ai pensé à personne
Martine Audet, Que ferais-je du jour
*choix de la lectrice de Joseph Aved
J’y ai pensé les deux premières années. Puis au bout de cinq ans. Et maintenant. Parce que dix ans ont passé depuis ce 6 janvier 2006.
Ce jour-là fut une sorte de fin du monde. On ne quitte pas sans avoir le cœur brisé le lieu où l’on a passé la moitié de sa vie. Surtout quand ce n’est pas un choix, mais quelque chose qu’on nous impose.
Ce vendredi-là, j’ignorais qu’au début de l’après-midi on me dirait que tout était fini, que la librairie allait fermer ses portes dans les prochaines semaines et qu’on n’avait plus besoin de mes services. Ce matin-là, je suis allée travailler, comme d’habitude.
Et je suis rentrée, brisée. Les 22 stations de métro entre la librairie et la maison avaient défilé sans que je ne les voie.
Ma vie venait de basculer. Il m’a fallu peu de temps pour remplacer cette vie par une autre. Une vie où je ne déplace plus de lourdes caisses, où je n’ai pas besoin d’enfiler pull par dessus pull en hiver pour ne pas geler, où je ne suis pas tenue d’aller travailler quand je tousse à m’en fendre l’âme (parce que j’ai maintenant une banque annuelle de congés de maladie), où je peux mettre quelques sous de côté parce que le salaire n’est plus celui de crève-faim de l’époque.
Dix ans ont passé. Ma vie de libraire me manque parfois. J’aimais tant conseiller des livres, faire découvrir des auteurs, des illustrateurs, des personnages, des collections, des éditeurs.
Il n’est pas nécessaire d’être libraire pour le faire, ai-je compris après un certain temps.
C’est à ce moment, je crois, que le pays de Lali a pris son envol.
Dix ans ont passé. Je n’oublierai jamais les 22 années qui les ont précédés.
*toile d’Eileen Patten Oliver
Superbe illustration que celle-ci, envoyée de Sibérie par Lera, d’autant plus qu’elle m’a permis de faire connaissance avec Svetlana Aristova, dont le travail devrait vous plaire… si je ne me trompe pas!
Le soleil est là
soudain
un trop-plein du ciel
une éclaboussure
je remonte les heures
par-dessus ma tête
par où rejoindre un rêve?
Martine Audet, Que ferais-je du jour
*choix de la lectrice de Maurice Asselin
L’horloge ne sait pas
ce qu’elle mesure,
l’échelle ignore la solitude
de son dernier barreau,
la faux les ravages
de son chantant appétit.
Il n’y a que l’homme
qui les pressente,
l’homme qui ne comprend pas
qu’il brouille les pas de l’invisible.
Gérard Le Gouic, Une heure chaque jour
*choix de la lectrice signée Herbert Muckenschnabl
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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