Je n’ai pas été en mesure de trouver qui est V. Graf, qui signe cette magnifique aquarelle envoyée par Nika. Mais je sais qu’elle représente la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, à Saint-Pétersbourg qui a connu de nombreuses aventures depuis 1801.
Je n’ai pas été en mesure de trouver qui est V. Graf, qui signe cette magnifique aquarelle envoyée par Nika. Mais je sais qu’elle représente la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, à Saint-Pétersbourg qui a connu de nombreuses aventures depuis 1801.
La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence. (Somerset Maugham)
*toile d’André Maire
La croisée des chemins
fut-elle un jour inscrite
où nous aurions choisi
quelque autre vie plus vive?
Ou si nos pas glissaient
comme glisse à la glace
par déroute ou par jeu
éprise de l’espace
une âme vagabonde.
Georges-Emmanuel Clancier, Contre-chants
*choix de la lectrice d’Inslee Haynes
Se fendre une prune : prendre un coup, une contravention
Depuis le XIVe siècle, la langue populaire d’abord, l’argot ensuite, ont multiplié les interprétations de prune : un coup de poing (vers 1350), une balle d’arme à feu (1650, aussi pruneau), une saoulerie (1867), le tout par analogie de la forme très probablement. Avec l’idée de coup (un coup de fusil, par exemple), un nouveau sens est apparu, celui de contravention (1957). Une locution très moderne, quoi.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Maxwell Doig
Ça vaut le jus : c’est vraiment intéressant, ça vaut la peine
Expression populaire (1883), construite sur l’un des sens argotiques de jus : ce qui donne du profit, ce qui rapporte. Une affaire fructueuse est aussi une affaire juteuse. L’idée est que le fruit comme le jus de fruit est synonyme de qualité et d’énergie, bref une chose de valeur, qui mérite le détour.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Gustave de Jonghe
Jouer de la prunelle : faire des œillades galantes
La prunelle, petit fruit noir du prunellier, désigne déjà la pupille de l’œil au XIe siècle, mais c’est en 1633 seulement, dans les textes de poésie galante classique, que jouer de la prunelle apparaît, évoquant les regards de l’amour. On l’applique aux séducteurs comme aux séductrice.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Michael de Bono
Avoir la banane : avoir un grand sourire, être très content
Expression très récente, qui joue sur l’analogie de forme entre le croissant du fruit et celui de la bouche fendue par un large sourire qui s’étire d’un bord à l’autre du visage
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile d’Antoni Clavé
La cerise sur le gâteau : ce qui complète, ce qui parfait quelque chose, en bien ou en mal
L’expression évoque une confection pâtissière élaborée sur laquelle une touche finale, la cerise, est ajoutée, faisant couleur, décor, finition raffinée. Expression caméléon, elle peut s’entendre soit comme un bien (le plus souvent), soit, par ironie, comme un excès de malheur. C’est le contexte qui décide.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Francis Chapin
Avoir la tête comme une pastèque : avoir la tête enflée et douloureuse
Néologisme. De l’arabe battiha, pastèque est emprunté au portugais pateca. D’abord nom de la plante (1619), avant de devenir nom du fruit (1762). Grosse et ronde, la pastèque se prête bien à la situation : elle enfle à cause du soleil, comme la tête peut enfler et devenir douloureuse à cause d’un effort mental intense, ou bien à cause de coups reçus.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Joyce Cambron
Peter Pan en train de lire ses propres aventures? Voilà qui est amusant, me suis-je dit, en destinant cette illustration de David Hohn à vos mots.
Après tout, il n’est pas certain que toutes les aventures du héros créé par J.M. Barrie aient été colligées, car il est bien connu que les personnages profitent du sommeil de leur créateur pour s’échapper des pages et des écrans afin de visiter des lieux dont les auteurs n’ont pas connaissance et faire des rencontres improbables.
À vous de raconter en vos mots l’une de ces aventures à Peter Pan lui-même. Et, comme le veut l’habitude, aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous donne plus que le temps de peaufiner une histoire à notre intention.
D’ici là, bonne semaine et bonne lecture des textes déposés sur la toile de dimanche dernier.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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