On ne devient pas plus sage avec l’âge. On devient juste un peu plus ce qu’on était déjà. (Ken MacLeod)
*dessin de Viliam Chmel
On ne devient pas plus sage avec l’âge. On devient juste un peu plus ce qu’on était déjà. (Ken MacLeod)
*dessin de Viliam Chmel
Le poème
Il est seul sur le bord de la langue il attend
La beauté remonte l’âme comme une pendule
S’accorde au mouvement intime de la mer
Et tisse des émois avec des ombres et la lune
Son parcours est immense entre les eaux et
Le ciel se penche sur son épaule comme un ami
Chuchote et s’il ne comprend pas tous les mots
Il sait qu’ils se résument à un battement
De cil
Alain Duault, Nudités
*choix de la lectrice d’Alberto Pisa
Roy Lichtenstein a été si productif au cours de sa vie que je ne finirai jamais de faire le tour de ses tableaux et de ses affiches. De plus, je dois avouer que j’ai un gros faible pour cet escalier Bauhaus, envoyé par Rainer.
L’ami arrive comme le vent du printemps, avec des parfums de fleur. Il se tient sur le seuil de l’âme, toujours joyeux et bienveillant. (Pensée amérindienne)
*illustration de Bobby Chiu
La nuit
Tous les chats sont bleus semblent heureux quand
Ils poussent la porte du ciel avec leurs grands yeux dorés :
C’est là que se troublent celles qu’on attendait
Dans les buissons amoureux les chambres cachées
Le panier des étoiles sur les épaules on s’y penche
Et passe des mots que le jour empêche d’entendre
On y ose des phares au milieu des déserts des phrases
Anonymes des mains qui tremblent sous les draps
Des secrets
Alain Duault, Nudités
*choix de la lectrice de Brooke Olivares
Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver. (Alfred de Musset)
*toile de Joseph Caraud
Le silence
D’or peut-être si l’on sait ce qu’il cèle
Et d’ombre assurément sur sa lancée si
L’essence de la parole est de s’y adosser
Comme s’y posent les oiseaux des secrets
Le grand oubli le regret de n’avoir pas su
La douceur de vivre aussi dans la solitude
Car on y entend tout la symphonie intime
La pulsation la peau ce qui est pour la mer
L’impossible
Alain Duault, Nudités
*choix de la lectrice de Gabriel Metsu
Sachant que j’aime beaucoup les cartes postales où il y a des fenêtres et les illustrations réalisées par des artistes locaux, Lika a choisi pour moi cette rencontre imaginée par l’artiste Alena Dergileva.
Quand votre esprit est étroit, les petites choses vous agitent facilement. Faites de votre esprit un océan, rien ne l’agitera plus. (Lama Yéshé Losal Rimpoché)
*illustration de Sara Burrier
La photo
Qu’a-t-elle volé de son visage quelle peau
Qui n’en sera plus caressée ce regard arraché à
L’instant vendu à quelle éternité ce geste nu
N’était-ce qu’un jeu ou un aveu le mouvement
Seul eût pu le dire mais là figé comme un amer
Tout en est perdu n’en reste que la trame à peine
Le contour un frisson sans couleur une question
Dont la réponse est déposée ailleurs à qui
La faute
Alain Duault, Nudités
*choix de la lectrice de Sigmund Joseph Menkes
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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