Le langage offre des moyens finis, mais des possibilités d’expression infinies. (Noam Chomsky)
*toile de Christian Bérard
Le langage offre des moyens finis, mais des possibilités d’expression infinies. (Noam Chomsky)
*toile de Christian Bérard
Ma tête penchée
l’oreille gauche tendue à la gravité d’un violoncelle
à la trace des cordes.
Le repliement
des ombres voile l’air
heures oubliées des trous de temps
en errance entre chien et loup.
J’ai vu les feuilles tomber par les vents
les pluies retorses
le phare du fleuve devenu
rumeur du souffle isolé.
Diane Régimbald, Des cendres des corps
*choix de la lectrice de Giovanni Righi
IL est très peu probable que je me lasse un jour de découvrir des artistes. Sophie ne pouvait donc que me faire plaisir en m’envoyant cette toile des plus parisiennes de l’artiste Michel Delacroix.
J’adore. Vous aussi?
Toutes les grandes œuvres transforment la façon dont nous voyons le monde, et par conséquent transforment le monde. (Michel Butor)
*toile de Walter Gay
la mer
ces yeux
grands ouverts
sur la vie
sur moi
c’était la mer
elle avait lavé à grandes eaux mes murs et mes tourments
elle avait lavé presque tout
comme l’oubli
c’était la mer
lisse
et ronde
je suis allé marcher
en elle
sur ce ciel
cette peau frémissante
sans savoir
sans vraiment savoir
de quelles profondeurs telluriques
elle était faite
demain
aujourd’hui
et dans ce temps qu’on dit d’ailleurs
je marcherai maintenant
au fond de cet océan
seul
et sans carte
ces yeux
grands ouverts
sur la vie
sur moi
Hervé de Fontenay, Silencieuses empreintes
*choix de la lectrice de Nicoale Vermont
Tout a commencé par la carte postale du haut envoyée de Lituanie par Agneta afin de me faire sourire. C’est ainsi que j’ai découvert le travail de Greta Alice Liekyté et eu envie de le partager avec vous, même si je sais d’avance que cela ne plaira pas à tous.
La bibliothèque n’est pas seulement là pour communiquer, mais aussi pour transmettre. (Anne-Marie Bertrand)
*toile de Rob Gonsalves
anneau de sable
te souviens-tu
les dunes
les ombres
le calme lumineux
de ce ciel implacable
et du fort respir de la mer
si proche
nous marchions alors
là où tu m’as emmené une première fois
ces dunes
devenues miennes maintenant
te souviens-tu
de la délicate tige
courbée sur le sable
une plume d’or soumise aux vents
elle avait tracé son léger sillon
un cercle parfait
un anneau sacré
le nôtre
ces anneaux de sable
ont de l’éternité
l’absolu recommencement
Hervé de Fontenay, Silencieuses empreintes
*choix de la lectrice de Rodney van den Beemd
désuets éblouissements
il y a des corps aveugles
qui s’épousent
toutes les nuits
et mille fois encore
le mien au tien mêlé
a ce cérémonial de lumière
que l’amour trafique
sous nos cils baissés
Hervé de Fontenay, Silencieuses empreintes
*choix de la lectrice de Karel Van Belle
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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