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En vos mots 918

Pour ce dernier dimanche de novembre, j’ai eu envie de vous emmener dans un endroit où l’on peut boire un bon café, manger des croissants, des macarons et des cupcakes, et où les chats sont bienvenus. Le Coffee Shoppe de l’artiste Eeva Nukinen m’a semblé le lieu parfait pour cela.

C’est donc cette scène que je vous propose de faire vivre en vos mots. À vous de choisir un livre dans la bibliothèque ou de vous laisser inspirer par ce que cette scène évoque. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Cela vous laisse donc le temps de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier, de les commenter si vous le souhaitez et d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les liront.

J’ignore pourquoi

À l’heure où de nombreux documents sur papier accumulés au fil des ans se retrouvent dans la déchiqueteuse, parce que désormais inutiles ou parce qu’il ne sert à rien de les conserver plus longtemps, j’ai relu un échange de courriels datant de juillet 2002 dont je ne me souvenais pas et que j’avais pris la peine d’imprimer.

J’avais même oublié certains événements mentionnés dans ces courriels. Oubli volontaire parce qu’ils faisaient trop mal et que je m’applique depuis quelques années à effacer de ma mémoire ce qu’il vaut mieux ne pas retenir? Peut-être. Probablement.

Je ne suis pas fâchée que certains détails de cette vie d’avant soient désormais dans une zone floue dont même les contours se dissipent.

Les courriels imprimés vont donc subir le sort qui a été celui de vieilles factures, de contrats qui datent de Mathusalem, de reçus divers, de lettres d’amis disparus.

Ils ne me manqueront pas. Comment pourrait-il en être autrement, puisque je n’avais quasi aucun souvenir de cet échange?

J’ignore pour quelles raisons j’ai conservé autant de documents qui ne me serviront jamais et pourquoi je n’ai pas pris le temps de les détruire avant récemment. Mais je ne chercherai pas la ou les réponses. Il y a plus intéressant à faire que cela.

*toile de Thomas Wilmer Dewing

Du temps pour moi

Je ne peux pas passer tout mon temps libre à régler la succession de mon père, à trier ce qui doit être conservé, jeté, donné tant chez moi que chez mes parents en vue de mon éventuel déménagement dans la maison familiale. Je dois prendre du temps pour moi. Pour écrire. Pour écouter de la musique. Pour lire. Pour lire. Pour lire.

*toile d’Ulisse Caputo

Ce que mots vous inspirent 3282

La bonne littérature, en même temps qu’elle apaise momentanément l’insatisfaction humaine, l’accroît et, en développant une sensibilité critique non conformiste face à la vie, rend les êtres humains plus aptes au malheur. (Mario Vargas Llosa)

*toile d’Eugène-Ernest Hillemacher

Ce que mots vous inspirent 3281

Plus tard, il sera trop tard. La vie, c’est maintenant. (Alice Beaup)

*toile de Kathy Osborn

En vos mots 917

Du thé et un livre. C’est tout ce dont avait besoin la lectrice peinte par Bertha Wegmann pour être heureuse. Est-ce la même chose pour vous? C’est ce que nous saurons dimanche prochain lorsque vos commentaires seront validés, et pas avant.

Vous avez donc amplement le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de la semaine dernière, et même de les commenter si vous le souhaitez, en plus d’écrire quelques lignes.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

Les lectrices de Naoko

Ce qu’elles semblent heureuses les lectrices de l’illustratrice Naoko Stoop. Vous ne trouvez pas?

La baleine

Une illustration de Tove Jansson mettant en vedette ses célèbres Moumines et une baleine. Une carte envoyée de Finlande par mon amie Sofie.

Ce que mots vous inspirent 3280

À l’instar de l’océan immuable qui jamais ne déborde malgré les fleuves qui s’y jettent, celui qui demeure imperturbable devant le flot incessant des désirs peut seul trouver la paix, et certes pas celui qui cherche à les combler. (Abhay Charanaravinda Bhaktivedanta Swam)

*toile d’Alfredo Rodriguez

Une jolie affiche publicitaire

Quelle superbe affiche que celle-ci pour annoncer que les œuvres d’Alphonse Mucha étaient en vente dans les bureaux du magazine La Plume, en opération de 1889 à 1914.