C’est étonnant le nombre d’heures que l’on passe tous les jours à parler de choses et d’autres pour tuer le temps. (Charles Willeford)
*toile de William Oliver
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C’est étonnant le nombre d’heures que l’on passe tous les jours à parler de choses et d’autres pour tuer le temps. (Charles Willeford)
*toile de William Oliver
À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit
Et la plus banale romance
M’est l’éternelle poésie
L’une s’en vient l’autre s’envole
Quatre murs un roman défunt
J’ai perdu son nom ma parole
Que m’en demeure le parfum
Nous avions joué de notre âme
Un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir Madame
L’amour s’achève avec la pluie
J’ai vu s’enfuir l’automobile
À travers les paupières bleues
Car le bonheur dans cette ville
N’existe que le temps qu’il pleut
Louis Aragon, Le roman inachevé
*choix de la lectrice de Ylli Haruni
Tu peux arracher la flèche qui t’a touché, mais les paroles restent en toi à jamais. (Siegfried Lenz)
*toile de Carl Larsson
Toi dont nos peupliers rêvent de leur exil
Plainte que j’ai portée en moi toute la vie
Imaginaire azur je te demande asile
Terre du long désir Italie Italie
J’irai je marcherai la nuit dans tes collines
Je m’assiérai dans l’ombre où les vents dormiront
L’aube m’y trouvera prêt à sa discipline$
Et ta lumière peinte où me brûler le front
Je t’apporte mon cœur c’est un enfant prodigue
Pardonne-lui d’avoir si longuement tardé
Dans ces pays fanés que les hivers fatiguent
Et galvaudé ses chants pour des cieux galvaudés
Louis Aragon, Le roman inachevé
*choix de la lectrice de Scott Harding
Ce qui remplit votre temps n’est pas forcément ce qui comble votre vie. (Gilles Legardinier)
*illustration de Lauraballa
Tu vins au cœur du désarroi
Pour chasser les mauvaises fièvres
Et j’ai flambé comme un genièvre
A la Noël entre tes doigts
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi
Louis Aragon, Le roman inachevé
*choix de la lectrice signée Hugh Douglas Hamilton
Je l’avoue. Cette illustration d’Irina Smirnova que m’a envoyée Masha me ferait presque aimer l’hiver. Du moins, s’il ne durait qu’un mois. Pas plus.
La connaissance est l’unique bien dont personne ne peut te dépouiller. (Ron Rash)
*toile de Juan Lascano
Pour la première fois ta bouche
Pour la première fois ta voix
D’une aile à la cime des bois
L’arbre frémit jusqu’à la souche
C’est toujours la première fois
Quand ta robe en passant me touche
Louis Aragon, Le roman inachevé
*choix de la lectrice de Vivian Gutierrez
Sylviane me propose de m’attendre à cette terrasse imaginée par Isabelle Borne. Peut-être pas dans les prochaines semaines, car ce n’est pas vraiment la saison des terrasses. Mais un jour, qui sait…
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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