nuit des perséïdes
côte à côte dans l’herbe mouillée
compter les étoiles
Roxanne Lajoie, À chaque pas la poussière
*choix de la lectrice de Frank Nitsche
nuit des perséïdes
côte à côte dans l’herbe mouillée
compter les étoiles
Roxanne Lajoie, À chaque pas la poussière
*choix de la lectrice de Frank Nitsche
Dans la nuit de ta nuit
J’avance vers ta lumière
Parfois je l’aperçois
Parfois c’est des éclairs
Dans la nuit de ta nuit
Je dors, les yeux ouverts
Toujours à la frontière
De ta réalité
Dans la nuit de ta nuit
Je rêve le dos cassé
Je rêve tout éveillé
Assis au pied du lit.
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Charles Martin
Apprendre ou à laisser
C’st à prendre ou à laisser
Si tu prends
Ça te laisse tout le temps de t’en
lasser
Si tu laisses
Ça te ^rend tout le temps de t’en
liser
À tout prendre
meiux vaut se laisser
m’apprendre à t’aimer
c’est apprendre à me laisser
tout le temps que ça prend
d’accorder nos cadences
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Lavanna Martin
Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. (Gilles Clément)
*toile d’Edward B. Gordon
J’eusse tant aimé
J’eusse
tant aimé
être l’objet de ta divine volonté
Seulement voilà
tu m’as fait tant et tant douter
des autres
et de moi-même
que j’ai perdu confiance
et laissé la méfiance
s’installer, se dresser
entre moi et toi
J’eusse
tant aimé
être l’objet de tes plus sublimes pensées
Seulement voilà
vous avezx mis tant de distances
que j’ai perdu le goût
de me jeter en larmes
à vos genoux
en signe d’allégeance
au pouvoir vénéneux
de votre indolence
J’eusse tant aimé
être la proie de tes plus folles volontés
Seulement voilà
tu m’as fait tant et tant douter
des autres et de moi-même
qu’en conséquence
je reprends mes distances
et m’en vais hors de toi
reprendre
connaissance
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice d’Henri Matisse
Je ne me lasse pas découvrir des artistes. Et pour l’heure, je suis sous le charme des toiles de l’artiste russe Elizaveta Melkozeroca, grâce à cette carte postale envoyée par Jan, qui n’aurait pas mieux choisi si elle me connaissait.
Il pousse plus de choses dans un jardin que n’en sème le jardinier. (Proverbe espagnol)
*toile d’Oszkar Glatz
Masculin-féminin
Mes mains dessinent enfin
La courbe de tes flancs
Mes doigts serrent ton cou fin,
comme celui d’un enfant
Il n’y a pas de loin dans le rapport amoureux
Ni étreinte,
Ni contrainte,
Sans aveux.
Je te retrouve enfin,
tu fais de moi ce que tu veux
Je tremble de la pointe
des orteils aux cheveux
Tandis que l’aube pointe
sur nos jeux voluptueux
Le souffle du vent frôle
tes bras, tes cuisses, tes mains
Madculin, féminin
Frissons sur tes épaules
et le haut de tes reins
Inversement des pôles
Féminin, masculin
frissons entre l’épaule
et le bas de tes reins
la courbe de ton sein
Au loin sonne une cloche
les douze coups de minuit
dans mes pensées résonnent
le mot que tu me dis
Quand mes lèvres déposent
tous leurs baisers de pluie
aux draps froissés du lit
tu t’étends, endormie
Au loin sonne une cloche
il est trois heures dans la nuit
mon esprit s’abandonne
aux douleurs de l’oubli
Ici le jour se lève
L’amour est loin,
Soudain
Je doute…
L’océan roule et gronde
des vagues abasourdies
Le vent se lève en trombe
et la flamme des bougies
fait vaciller les ombres
de nos corps évanouis
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Virginia McGowan
Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. (Christian Bobin)
*toile de Meadow Gist
Qu’adviendra-t-il de nous?
Je serre entre mes dents
le drap tendu de la main
et dans mes poings serrés
des pans de sa roche étoilée
qu’adviendra-t-il de nous
quand le jour se sera levé?
La mort nous guette
Aux carrefours, aux chemins
où les pieds nus des vivants
ont foulé la poussière
Le baiser de la Lune
épouse le ventre de la mer
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Janet Hill
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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