il y a en nos corps deux pays étrangers
aphones
mon magma de peau
sous tes ongles
un écho
Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons
*choix de la lectrice d’Alfred Broge
il y a en nos corps deux pays étrangers
aphones
mon magma de peau
sous tes ongles
un écho
Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons
*choix de la lectrice d’Alfred Broge
Mes parents ont eu un véritable coup de foudre pour Saint-Paul-de-Vence et ils parlent de cet endroit avec un tel enthousiasme qu’ils vous donnent l’envie de vous retrouver là-bas sur-le-champ.
Même si Montand n’y joue plus à la pétanque avec ses potes, comme ce jour de septembre où mes parents l’ont croisé pour une deuxième fois, près de quinze ans après la première, dans un hôtel de New York, en compagnie de Simone Signoret.
Mais la gargouille signée Joan Miró y est toujours. Et j’irais volontiers voir si elle est aussi belle en vrai que sur cette carte postale.
Partager une culture, et d’abord une culture du temps, devient chaque jour plus essentiel, car, dans un monde ouvert et inquiet, et de temps long, ce sont les cultures qui peuvent rassembler les hommes, et les relations entre les cultures, mener la mondialisation. (Jean Viard)
*illustration de Fiep Westendorp
Si tu veux t’élever, apprends à tomber
Si tu veux monter, apprends à descendre
Si tu veux chanter, oublie pour quelle raison
Si tu veux créer
redonne sa liberté
à ton imagination
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Carrie Graber
Nous avons tous tendance à déformer nos souvenirs dans un sens qui nous est favorable. (Stephen King)
*toile de Ronald West
La plus belle, c’est celle qu’on croise
Qui surgit puis qui disparait
Qui d’un regard vous embrase
Qu’on ne reverra sans doute jamais
La plus belle, c’est celle qui passe
Sans un regard, sans dire un mot
Comme dans le ciel, une aile d’oiseau
Qui passe, quand on a le cœur gros
La plus belle, c’est celle qui passe
Apparaition, nimbée et grâce,
Et dont le souvenir s’efface,
Dont on ne suivra pas la trace
Un rayon de soleil fugace
Qui surgit puis qui disparait
Et qu’on ne reverra jamais
La plus belle, c’est celle qui passe.
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Mike Manley
C’est toujours un bonheur d’ouvrir sa boîte aux lettres quand on sait qu’on y trouvera au moins une merveille quotidiemment. Et parfois, il y en a deux, ou même plus. De l’enveloppe qui en contenait trois, envoyée pae Chantal, une fidèle lectrice du pays de Lali devenue une amie au fil des ans, j’ai choisi de partager avec vous ces deux illustrations signées Georges Ratkoff. Le village de Kaysersberg qui y est représenté est celui où est né Albert Schweitzer, pour lequel mon grand-père avait beaucoup d’admiration. Il m’avait d’ailleurs offert une biographie de ce médecin alsacien quand j’avais huit ou neuf ans.
La poésie… nous relie aux choses autrement que par le rapport de possession. Elle favorise l’émergence des impressions premières, comme découvrir la beauté dans le quotidien et percevoir l’âme des choses (anima mundi). Elle apprend à saisir cette âme dans les objets et les situations les plus ordinaires de la vie. (Jean-Paul Simard)
*toile de Frans Wesselman
Pour et par amour
Me voilà arrivé
à la fin du début
au début de la fin
et c’est pourquoi je vis
de l’aube jusqu’au matin
du midi jusqu’au soir
du soir jusqu’à la nuit
de la nuit jusqu’au jour
Que je vis pour et par amour
De découverte en découverte
vers le point de jonction
et le point de rupture
entre passé, futur
et la ligne d’horizon
Au jour le jour, je vis
sans espoir ni regret
sans savoir ni prévoir
J’ai approché la fin
où la mort m’attendait
elle me tendait la main
depuis le tout premier instant
et même avant
et même après
Et c’est pourquoi je vis
au jour le jour
la nuit la nuit
Pourquoi je vis
toujours
nuit et jour
jour et nuit
par et pour amour
pour et par amour
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Cecco Mariniello
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents