Péteux de broue : qui se vante, qui fait de l’esbroufe
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Armand Langlois
Péteux de broue : qui se vante, qui fait de l’esbroufe
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Armand Langlois
Branler dans le manche : hésiter, se tâter
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Mikhail Larionov
Bordée de neige : chute de neige importante
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Karin Jurick
Avoir des bidous : être riche
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Andrea Clarkson
Il y a un moment que je ne vous ai proposé d’écrire à partir d’une sculpture. Trop longtemps. Or, celle de l’artiste québécois Roger Langevin m’a paru toute désignée pour vos mots tant je la trouve inspirée et inspirante.
Elle est donc vôtre pour une semaine. Le temps de l’examiner sous toutes les coutures. Le temps de lui faire la conversation si vous avez envie d’interrompre sa lecture afin de discuter avec elle. Le temps d’écrire quelques lignes, comme l’ont fait les envosmotistes qui ont déposé quelques vers sur la toile de dimanche dernier. C’est avec plaisir que nous vous lirons.
Bon dimanche et bonne semaine à tous!
Trop de bonne heure : trop tôt
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Gloria J. Coker
Bébelle : chose, truc, bidule, bibelot, petit objet sans valeur
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Jo Colvert
Comme je l’avais annoncé dimanche dernier, nous poursuivons aujourd’hui notre promenade au pays de la langue de chez nous en compagnie du livre de Claire Armange, Parlez-vous québécois? Pour le plaisir du partage et de la (re)découverte).
En en commençant par cette expression, choisi par la lectrice de Carolee S.Clark :
Péter la balloune de quelqu’un : briser son rêve, lui faire perdre ses illusions
Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps
Je t’attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais
Tu ne remuais encore que par quelques paupières
Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou
Et pourtant c’était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m’éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d’astres qui se levaient
Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau
Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues.
René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal
*choix de la lectrice d’Emmanuel Benner
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