Le monde sera toujours à refaire, un regard ou une syllabe à la fois. (Fredric Gary Comeau)
*toile de Marzena Slusarczyk
Le monde sera toujours à refaire, un regard ou une syllabe à la fois. (Fredric Gary Comeau)
*toile de Marzena Slusarczyk
Mer d’un bleu tendre
et si blanches les voiles
mais elles ne volent pas.
Germain Droogenbroodt, Gouttes de rosée
*choix de la lectrice de Gregory Poulin
L’art propose une utopie sans espoir d’éternité. (Denise Desautels)
*toile d’Eduard Friedrich Leybold
Pareil au désir
l’insistance de la mer
encore et encore.
Germain Droogenbroodt, Gouttes de rosée
*choix de la lectrice de Suzanne Valadon
Viaduc de Passy
La Seine amplifie ses qualités innées
pour accueillir à quai mille péniches
Et mille mouettes funambules en exil
bagarreuses pour la prise d’une carpe
Un train se lance intrépide du viaduc
et perce l’air vers des nuages dilatés
par une foule de souffleurs de verre
Devant le triomphe mes yeux exultent
comme s’ils revoyaient les yeux lustrés
et entendus qui disaient le verbe du oui
La promesse certaine sans la clameur
de la parole entremetteuse vite oxydée
Carla Gavioli, La ville contemplée
*choix de la lectrice de Cecilia Cavallini
Nos mains ne retiennent ni le sable ni l’eau, il en est ainsi de nos cœurs, s’ils n’ont été un jour comblés de plus d’amour qu’ils ne semblent pouvoir en contenir. (Gaëlle Josse)
*toile de Peregrine Heathcote
Cloître des Billettes
La quiétude du cloître m’enroule
et m’allèche avec ses doux appâts
avec la mélancolie du clair-obscur
De pareils arcs la flèche est partie
qui tourmentait Abélard et Héloïse
Entourée par la foule des colonnes
je marche à rebours vers la classe
Vêtue de la bure blanche de l’élève
j’apprenais les charmes du maître
Le bonheur d’inventer l’inaccompli
J’ai encore les fleurs de l’an dernier
une odeur ténue s’exhale des épines
Carla Gavioli, La ville contemplée
*choix de la lectrice d’Edmond Heuzé
Car c’est toujours à notre insu que se soulève et s’éploie la mémoire, portant d’un coup le cœur à la plus vive incandescence de la tendresse, de la douleur, du chagrin. (Sylvie Germain)
*toile d’Arthur Royce Bradbury
Place Fürstenberg
La réconciliation était sans issue
Noyée dans le silence des images
se laissera mourir avec l’air étale
Vague translucide sortie du rêve
L’océan sublime de l’enlacement
amoureux entraîne vers le large
Et la pourpre du soleil bas teintait
l’assentiment du corps à la marée
Se retrouver égaux agiles éveillés
dans un flux électrisant les veines
Un dessin d’harmonie trop exact
que la réalité dissymétrique exclut
Carla Gavioli, La ville contemplée
*choix de la lectrice de Tamar Nahir-Yanai
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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