
Un exilé n’a, pour patrie, que la littérature de sa patrie. (Andreï Makine)
*illustration de Mariusz Stawarski

Un exilé n’a, pour patrie, que la littérature de sa patrie. (Andreï Makine)
*illustration de Mariusz Stawarski

Ma liberté n’a de sens que si elle sert à libérer les autres. (Gisèle Halimi)
*toile d’Herman Richir

Dans le meilleur des cas, la poésie est une figuration consolante de la mort, une image où la distance entre le regard et l’objet réalise le miracle du retournement : j’écris, j’écoute la chanson de la terreur, l’épigramme du souvenir ou le poème de l’amour tâtonnant (les yeux bandés, les membres écorchés), et du rien de ces mots s’élève comme une joie, une étoile versant jusqu’à nous l’éclat débile, mais vivifiant, de sa propre mort. (Michel Orcel)
*toile d’Auguste Joseph Marie de Mersseman

Depuis toujours, je suis fasciné par les musiciens. J’ai beau savoir que leur technique, leur virtuosité sont le fruit d’heures de pratique et de milliers d’exercices enchaînés, pour moi, ce sont des magiciens, des prestidigitateurs. Je regarde leurs doigts courir à une vitesse surnaturelle sur le clavier et, chaque fois, j’ai l’impression d’assister à un miracle. (Hélène Gestern)
*toile d’Antoine Wiertz


Il existe des livres qui vous distraient, mais ne remuent en rien les destinées profondes. Ensuite, il y a ceux qui vous amènent à douter, ils vous apportent l’espoir, élargissent le monde et vous font peut-être connaître le vertige. Certains livres sont essentiels, d’autres simplement distrayants. (Jon Kalman Stefanson)
*illustrations de Valenti Gubianas

Tomber amoureux est la plus belle aventure de notre espèce, et lorsque l’amour, commençant à bourgeonner, s’enroule délicieusement autour de notre âme, nous cédons aux crocs du cœur et prions – oui, nous prions – devant l’infini pour que tout amour puisse avoir sa chance, sa propre part de miracle. (Tiffany McDaniel)
*illustration de Veronica Grech

Le tintement de la pluie sur le monde quand on est à l’abri c’est ce qu’il y a de plus beau. (Sandrine Collette)
*illustration de Guy Shield

Ne jamais regarder en arrière. Combien de fois se donne-t-on ce genre d’injonction après avoir vécu une expérience exceptionnellement bonne (ou exceptionnellement mauvaise)? Souvent, j’imagine. Et l’injonction reste généralement lettre morte. Les êtres humains sont ainsi faits qu’ils regardent en arrière, c’est même pour cela que nous avons cette articulation pivotante dans le cou. (Stephen King)
*illustration d’Egle Plytmikaite

La patience joue contre les blessures le même rôle que les vêtements contre le froid. (Cécilia Castelli)
*illustration de Sara Paravicini


Que saisissons-nous des gens, la première fois que nous posons les yeux sur eux? (Julia Kerninon)
*illustrations d’Iryna Sadova
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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