Quand les pivoines fleurissent
il semble qu’il n’est plus
d’autres fleurs autour d’elles
(Kiichi)
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Georges Briata
Quand les pivoines fleurissent
il semble qu’il n’est plus
d’autres fleurs autour d’elles
(Kiichi)
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Georges Briata
Le papillon bat des ailes
comme s’il désespérait
de ce monde
Issa
(dans Haïkus : Anthologie de Roger Munier)
*choix de la lectrice de Janel Bragg
où fraie ma préface
dédiée
déliée des corps
dans la moiteur d’une prière
promise
à la patience transie des lèvres
aux dédicaces annulaires du Temps
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice d’Hilary Scott (dont toute trace a disparu)
mes mots bègues
nos mots métèques
prennent langue
s’apprivoisent
à saute-mouton
caracolent
à découdre missives filées
se chevauchent
essaiment
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Mathias Schmidt (dont toute trace a disparu)
et vertiges emmêlés
de l’onde en cavale de col
hier
Amande
honorable
ce jour
fragiles prémices
à la diaprure d’une lave préméditée
je transfuge
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Richard Schmid
oh! recoudre les lettres
la migration des syllabes
sur l’alphabet de l’archet
dis-moi
dis-moi
lis-moi
tes rires cascatelle
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Martin Schildt
Ressac calligraphique
sais-tu encore
Amande ventriloque
aux harmoniques de la forge
lire la furtive syntaxe des semelles
la fièvre de l’enclume
aux portiques de l’aube
diseuse d’averse
de paumes seyant lettrines
d’apicales tétées de l’encre
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Suzanne Schireson
pourtant
gaucher écrivant rive droite
la verticale du feu
je rôde autour de mon ombre
me redessine île intérieure
mes lettres seules
me sauvent la peau
pierre
à pierre
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Manolo Morgado
l’index drapé de sortilèges
à recoudre ce littoral
d’anse en anse
ma langue enfin apaisée
en royale demeure des mots
je lamine
de moi
en toi
cette aube têtue que cède à la nuit
la droiture lignite du sel
grand goût d’éternité
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Francis Montanie (dont toute trace a disparu)
j’aurai lors las
chaussé mes mots de faïence
à chaque bouée
de tes pores
l’or las
les cils brûlés de lune
Robert Berrouët-Oriol, En haute rumeur des siècles
*choix de la lectrice de Stephanie Glax
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