Dès qu’on émet une opinion, surtout quand il s’agit du travail d’un artiste, qu’il soit question d’une exposition, d’un livre, d’un film, d’une mise en scène, d’un concert ou de toute autre forme que peut prendre l’art, il est certain qu’il y aura quelque part quelqu’un pour vous dire que vous avez tort, que vous faites fausse route, que vous ne connaissez rien à la chose et que vous auriez mieux fait de vous taire.
Dès que vous vous taisez, vous passez pour quelqu’un qui n’a ni culture ni opinion, qui n’ose pas s’exprimer, ou qui ne désire de polémique d’aucune sorte et à aucun prix, et on vous le reprochera deux fois plutôt qu’une.
Autrement dit, vous aurez toujours tort.
Il fallait absolument que je l’écrive. Ou que je me taise. J’ai choisi de l’écrire. Peu importe si j’ai tort. À moins que je n’aie raison?
*toile d’un artiste inconnu de l’École américaine (datant du début du XXe siècle)

4 réponses
Vous avez raison, Lali, absolument, mais peut-être ai-je tort de vous le dire?
😉
La toile est d’une telle douceur… je l’aime beaucoup.
Puis-je avoir une opinion sur une opinion sans avoir tort ou raison? 😉
Tort, raison, peu importe… Tout travail d’artiste présenté au public ne lui appartient plus en totalité. Chacun se projette et en a sa propre lecture. (cfr psychanalyse et littérature – Edit PUF)
Ensuite, « les chiens aboient, la caravane passe » – Proverbe Targui