Commentaires récents
Admin:
Archives:
juillet 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Les vers de Francis 3

GIZHY (Oleg)

Ne me console pas. Cela est inutile.
Si mes rêves qui étaient ma seule fortune
quittent mon seuil obscur où s’accroupit la brume
je saurai me résoudre et saurai ne rien dire.

Un jour, tout simplement (ne me console pas!)
devant ma porte ensoleillée je m’étendrai.
On dira aux enfants qu’il faut parler plus bas.
Et, délaissé de ma tristesse, je mourrai.

Francis Jammes, Clairières dans le ciel

*choix de la lectrice d’Oleg Gizhy

Une réponse

  1. C’est beau. Ces mots qui glissent doucement comme une symphonie qui s’achève, et que l’on hésite, écoutant le silence avant d’applaudir les musiciens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *