Voilà des semaines, sinon des mois, que chaque dimanche, vous vous dites que vous allez tenter l’expérience. Puis, la semaine passe, un autre dimanche arrive, et vous n’avez pas osé. La scène livresque de la semaine vous inspirait, pourtant. Mais le temps vous a manqué, vous avez oublié, peu importe la raison.
Oublions ce qui n’a pas été fait. Examinons plutôt la toile de ce dimanche signée Lydia Dmitrievsky. Je suis presque certaine que vous avez déjà pensé à quelque chose. Si c’était cette semaine que vous tentiez le coup et nous racontiez en vos mots ce qu’évoque pour vous la lectrice d’aujourd’hui?
Suite dans sept jours alors que je validerai tous les commentaires posés d’ici là.

Une réponse
Notre seule jeunesse s’est fanée
Comme une longue agonie de l’automne
Sans la moindre joie ni la beauté
D’une feuille morte qui tourbillonne
Avions-nous aimé d’amour
L’autre qu’on disait tant aimer
Avant le matin gris de ce jour
Où on s’est dit que la liberté
C’est d’être toujours en voyage
Comme un bateau ivre sans destin
Et d’avoir tout et encore davantage
Toucher le ciel de nos mains
Trop d’épines dans nos souvenirs
Les roses ont perdu leur parfum
Et nous dressons nos sourires
Comme une voile sur nos chagrins
Que nous cachons par pudeur
Ou parce que nos mots épuisés
Trouvent au fond de notre cœur
Un silence triste et apaisé
Mais où s’en vont tous nos silences
Lorsqu’on a appris à se taire
Et qu’il nous vient cette évidence
Que nos vies sont à refaire…