En ce dimanche d’automne, j’ai choisi pour vous ce lecteur tout à fait de saison, peint par Ylli Haruni. Il n’attend que vos mots pour prendre vie et se raconter.
Examinez-le de loin, approchez-vous de lui, parlez-lui. Il a sûrement beaucoup à vous dire, surtout que vous avez amplement le temps de faire connaissance et d’écrire quelques lignes inspirées par votre rencontre puisque les textes déposés ne seront pas validés avant une semaine.
D’ici là, profitez bien des couleurs de l’automne!

2 réponses
Le silence semble murmurer d’étranges frissons
Couleurs d’automne, émerveillements de saison
Il y a du vert, du jaune, du rouge et puis du brun
Un homme passe, sans s’arrêter, sur mon chemin
L’eau tremble et mélange toutes les couleurs
Le chien s’étonne du rire joyeux d’un enfant
Des amoureux semblent n’avoir qu’un seul cœur
J’entends Brel et la chanson des vieux amants
Et au plus profond de moi je me dis
Que pour tant de beauté il faut être un génie
Aucun dieu n’aurait jamais pu peintre cela
Mais, Renoir peut-être, Gauguin pourquoi pas…
Demain sans doute les arbres seront dénudés
Nos souvenirs s’endormiront dans lit du temps
Et l’automne ne sera qu’un verbe au passé
Pour renaitre au prochain printemps
Images éphémères du cycle inépuisable de la vie
Où quelquefois le monde ressemble à un cadeau
Et alors il me plait de me dire que nos pauvres vies
Sommeilleront longtemps avant d’exister à nouveau
Et au plus profond de moi je me dis
Que pour tant de mystère il faut être un génie
Aucun dieu n’aurait jamais pu inventer cela
Mais, un poète peut-être, un enfant pourquoi pas…
Moi, très prosaïquement, cela me fait penser à la pièce d’eau du Parc Royal, à Bruxelles…
Mais c’est une pensée lumineuse…