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Morceaux de ciel 5

À la même heure du soir un mot
s’efface, un

autre et c’est chaque soir comme un peu
de moi qui meurt

car il suffit
qu’une chose n’ait plus de nom

pour que toute la phrase du monde
se défasse

et la mémoire ne peut
rien et c’est chaque soir comme si

ce peu de moi bougeait chaque fois
moins, bougeait encore.

Claude Esteban, Morceaux de ciel, presque rien

*choix de la lectrice d’Adolphe von Menzel

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