Hôte de cette terre
malgré moi foulant sa poussière et ses prés
je gaspille la vie fraîche
et m’entretiens volontiers
avec l’été si calme sous les ponts
accrochée au convoi des soleils
il y a longtemps que j’agite mon mouchoir
pour perdre la mémoire de la mort
Claire Genoux, Poèmes 1997-2004
*choix de la lectrice de John Currin

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