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Les vers de Claire 5

Hôte de cette terre
malgré moi foulant sa poussière et ses prés
je gaspille la vie fraîche
et m’entretiens volontiers
avec l’été si calme sous les ponts
accrochée au convoi des soleils
il y a longtemps que j’agite mon mouchoir
pour perdre la mémoire de la mort

Claire Genoux, Poèmes 1997-2004

*choix de la lectrice de John Currin

Parce qu’on n’est jamais sûr de rien avec elle

Tatie Géraldine a quatre fois l’âge de Sophie. Mais elle ne les fait pas. Et de toute façon, elle ne sait pas quel âge elle a et n’a pas envie de le savoir non plus. Elle préfère à toute choses ses crayons de couleurs et ses peluches.

Tatie Géraldine croit même au père Noël, pour tout vous dire. Alors que Sophie, qui a le quart de son âge, n’y croit plus.

Tatie Géraldine ne sait pratiquement rien faire. Sauf dessiner. Merveilleusement, aux dires de sa nièce qui, un samedi sur deux, a la tâche de la surveiller quand sa mère doit s’occuper à autre chose.

Tatie Géraldine vit dans une autre maison avec d’autres grandes personnes qui ont gardé leur âme d’enfant. Et Sophie, du haut de ses neuf ans, même si elle trouve parfois que c’est beaucoup de boulot une tatie comme Géraldine, l’adore. Parce qu’elle ne cesse de l’étonner. Parce qu’on n’est jamais sûr de rien avec elle.

Tatie Gribouille, une histoire signée Mathis où la tendresse prend toute la place et fait fi des handicaps. Un bijou. Rien de moins.

Un pommier?

Un pommier? Pas un pommier? À vous de me le dire! Je sais juste que cet arbre était bien joli!

Ce que mots vous inspirent 924

Les mots se disloquent
dans l’immensité du désordre.

(Yves Préfontaine)

*illustration de Kai Pannen