Je le revois encore, il n’y a pas si longtemps, diriger des yeux et des mains l’orchestre qu’il avait fondé en 1983. La maladie n’avait pas encore eu le dessus. Mais celle-ci a fini par s’emparer de ses mains, et Yuli Turosvsky a dirigé I Musici une dernière fois. J’ai assisté à ce dernier concert. Les larmes aux yeux. Je savais que le violoncelliste tant aimé du public, des membres d’I Musici et de la grande famille des musiciens ne monterait plus sur scène.
Il y a moins d’une semaine, le maestro nous a quittés. Laissant derrière lui un orchestre de chambre d’exception. Quelques enregistrements. Et surtout, dans le cœur de ceux qui l’ont connu, des souvenirs impérissables.
Un homme de passion s’est éteint.
Mais pas sa passion. Il a transmise celle-ci à tous ceux qui l’ont fréquenté personnellement ou connu grâce à ses enregistrements et concerts.

3 réponses
Peut-être que l’enveloppe se déchirera…peut-être que les feuilles et les notes voudront s’envoler
peut-être que l’argile redeviendra argile, mais rien ne pourra retenir mon âme de poursuivre sa vie.
Rien ne pourra empêcher nos rêves, nos amours et nos espérances de continuer à vivre au travers ceux qui nous aiment.
Oui, nous sommes bien faits de l’étoffe de nos rêves comme le dit Shakespeare…
C’est peut-être pour celà que nous sommes si réels.
Une passion qui s’entend, se voit.
Cela se sent, aux expressions de son visage, aux vibrations qu’il fait naître sous son archet.
Ce maestro était habité par sa passion. C’est beau !