Elle savait. Ou plutôt, elle sentait. La lectrice de Jean-Jacques Henner pressentait avec une assurance quasi inébranlable l’effet que les mots de Sophia de Mello Breyner auraient sur elle. Parce qu’elle avait lu ceux que d’autres avant elle avaient laissés ici. Oui, elle savait, elle sentait, elle pressentait. Tout cela. Même avant de lire ces mots :
Ô poésie – je t’ai tant demandé!
Terre de personne, celle où j’habite.
Je ne sais plus qui je suis – moi qui survécus
Quand le roi fut tué et le royaume partagé.

4 réponses
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Cadeau !!! Bises !
Dès qu’il y a Sophia, je laisse ma trace de lecteur.
Quel mélange de mélancolie et de douceur se dégagent de ce tableau et de ce texte.
Tout est douceur. Parfaite fusion de la toile et des mots.