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Quelques vers d’Eugénio 8

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Comme toutes les autres, celles qui sont venues, celles qui viendront, la lectrice de Max Liebermann a caressé du bout des doigts les pages. Elle qui n’est qu’émotions savait que Le poids de l’ombre allait en déclencher de nouvelles. Les mots ont souvent un effet qu’on ne pouvait prévoir.

Je t’écoute comme si j’écoutais venir l’été,
ses innombrables doigts courir à travers jours,
et nuits avec à l’extérieur les eaux,
j’écoute ces voix, cette rumeur de lumières
monter dans l’obscurité, buter sur les vitres,
avec le matin tomber haut sur les sables,
mordre les murs, brûler de démence.

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