Et parfois, dès les premières pages, la perplexité s’empare de soi. Et on relit le quatrième de couverture de la même façon qu’on relit une adresse sur un bout de papier alors que la maison qu’on a devant devant soi est tellement autre que celle qu’on a décrite.
Et on poursuit. Mais rien ne nous touche alors qu’il nous semblait bien avoir lu que ce livre réveillait en soi des souvenirs et des émotions. Et de page en page on erre cherchant ce qui avait pu troubler tant de lecteurs alors que pour soi il n’y a là que joli alignement de mots.
Puis on abandonne quelque temps le livre, le temps de parcourir d’autres pages, d’accompagner un autre écrivain, de visiter un lieu fait de sentiments. Et puis, on l’ouvre à nouveau. Rien n’a changé. Tant pis, on sera la seule à ne pas avoir aimé. Il y a plus grave que cela dans la vie.
*toile de Joy Hester

4 réponses
J’adore cette note.
Ca m’arrive si souvent…
D’ailleurs j’en ai tant que j’en ai fait une pile spéciale ! 😀
Les conseils des amis… Les recommandations des vendeurs… Les lectures ici ou là… Bref. Les amis de mes amis ne sont pas toujours mes amis ! 😉
Et l’illustration est parfaite. 🙂
Mais je dois quand même reconnaitre une chose : Parfois, au 4ème essai, ou pire, quelque chose se produit, comme un déclic, et on finit le livre… Et on l’aime.
Pour prendre un exemple un peu au ras des paquerettes, ça m’est arrivé avec Millenium. Le premier livre, avec son introduction mathématique, je l’ai reposé plusieurs fois. Et puis mon mari m’a dit « Insiste ».
Il n’aurait pas dû. J’ai insisté. Et après j’ai disparu de la circulation le temps de finir la série, je ne les ai pas lâchés. 😉
Et puis en contre exemple, j’ai Philippe Djian. C’est l’écrivain préféré d’une amie, alors j’en ai acheté deux. Mais je n’y arrive pas, je n’entre pas dans son univers. Ou pas longtemps. Ils sont dans la fameuse pile…
Pour les hommes c’est pareil, ma chère amie.
Bisous compatissants
Je n’aime pas qu’on dise mal des hommes. Surtout d’Armando. Il sait tellement bien s’y prendre ce garçon que moi-même je ne savais pas, avant de passer entre ses mains, que je savais miauler si bien. Tellement bien que la chatte de la voisine est venue voire ce qui se passait…
Ne lui dites rien. Il est si timide cet Armando-là. Et puis s’il sait que je vous l’ai dit il ne voudra plus m’adresser la parole.
Oui oui braves gens. Il boude aussi. Quand je vous dis qu’il sait tout faire!…