Ce n’est pas le verre d’alcool qu’il n’a pas encore touché qui modifiera sa perception déjà quelque peu perturbée. Il suffit simplement que le lecteur de Jaime O. Abril B. ouvre un livre, n’importe lequel, pour que ça lui arrive. Que les éléments fantastiques se mettent à se déchaîner dans sa réalité.
Et c’est quand tout est calme que tout lui semble anormal. Il s’est si bien habitué à voir surgir de toutes parts les personnages qui alimentent les pages des romans que sans eux envahissant son espace, je crois qu’il se sentirait un peu perdu.

2 réponses
Très drôle ! A mon avis, la Dame du tableau a du mal à lutter contre la Dame du livre, sa rivale qui occupe tout l’imaginaire du lecteur. Une seule façon de ramener son hôte à la réalité : lui demander un petit verre, elle ne veut plus faire simplement partie du décor ! Cela devrait plaire à Woody Allen !
Si j’étais à la place du lecteur, je ferais très attention au grand homme à la capuche qui a près de lui une autre bouteille. D’ici qu’il la prenne…il y a seulement une longueur de bras !