J’aime les regarder courir vers l’école le matin. Comme si là les attendaient les plus beaux secrets de l’univers. J’aime les voir se précipiter vers le parc ou à la maison en fin d’après-midi. Comme s’ils avaient tous les mystères du monde à divulguer.
Et alors, je pense à ce poème de Denis Grozdanovitch :
Formule innocente
Les petits enfants reviennent de l’école
par le sentier plein de vent qui ébouriffe leurs cheveux
soulève leurs manteaux.
Ils tiennent leurs lourds cartables
à bout de bras.
Malgré toute la tristesse du soir d’automne
qui s’accumule derrière eux dans les bois assombris
ils ne cessent de rire de gesticuler.
Grâce à la formule magique
de l’enthousiasme innocent
en cet instant sans le savoir
ils écartent facilement
les ogres.
*toile d’Edmund Adler

Une réponse
J’aime aussi les regarder le matin en allant à l’école et en fin d’après-midi pour le retour à la maison. Ils sont mignons. Ils ont tant de choses à se dire avant d’expliquer leur journée à leur maman. Ils parlent vite, presque essoufflés de peur d’en oublier la moitié… Adorable 😉
Merci Lali pour ce très beau poème ainsi que la toile où tous ces yeux d’enfants brillent comme des étoiles…